FICMT : «Tournevis», un film qui raconte la difficile réinsertion des ex-détenus palestiniens

FICMT : «Tournevis», un film qui raconte la difficile réinsertion des ex-détenus palestiniens

Il a été présenté en compétition officielle dans la catégorie long-métrage

Inspiré de faits réels, «Tournevis» (Mafak en arabe) de Bassam Jarbawi décrit le quotidien de Ziad, qui essaie de s’adapter à sa nouvelle vie après de longues années passées dans les prisons d’Israël. Ce film de 98 minutes a été présenté, lundi 25 mars, à Tétouan, en compétition officielle dans la catégorie long-métrage. Et ce, dans le cadre du 25ème Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan (FCMT), qui se poursuit jusqu’au 30 mars. «Tournevis» montre comment une petite sortie nocturne entre de jeunes palestiniens se transforme en un drame avec l’assassinat de leur ami Ramzi.

C’est ainsi qu’a commencé la descente aux enfers de Ziad. Il s’est vu capturer après avoir essayé de venger son ami Ramzi dans la zone sous contrôle des forces d’occupation. Ce n’est qu’après son arrestation et son passage par les traditionnelles séances de tortures infligées aux Palestiniens qu’il apprenait d’une militante israélienne qu’il venait de blesser grièvement un Arabe.  Alors que Ziad le prenait, quant à lui, pour l’un «des ennemis juifs», ayant été à l’origine de la mort tragique de son ami Ramzi.

Le film décrit comment le jeune palestinien a mené sa vie carcérale avec de lourds remords d’avoir raté la cible et blessé par erreur un des siens. Après une quinzaine d’années passées en prison, Ziad a été accueilli après sa libération en héros par ses amis et les habitants de sa région. L’ex-détenu était tellement triste et l’esprit ailleurs tout au long des fêtes organisées par les siens en son honneur. Il allait trouver des difficultés à s’adapter à sa nouvelle vie après de longues années d’emprisonnement. Hanté par son lourd passé et l’âme de son ami Ramzi, Ziad souffrait d’insupportables maux de tête et de perturbations psychiques, l’empêchant d’intégrer facilement la vie sociale.

En plus d’un documentaire et deux longs-métrages palestiniens en compétition officielle, dont «Tournevis», ce festival se distingue par la projection de six autres films traitant des sujets en rapport avec la cause palestinienne, et ce dans le cadre du choix du cinéma palestinien comme invité d’honneur de cet événement cinématographique. Le programme de cette 25ème édition comporte, dans ce même contexte, une rencontre, organisée mardi 26 mars, sous le thème «Cinéma palestinien : entre nostalgie et persévérance».

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