FIFM: Kiarostami, Chan-wook et Akin pour de grandes master class

FIFM: Kiarostami, Chan-wook et Akin pour de grandes master class

Comme chaque année le programme du FIFM propose des masters class animées par de grands cinéastes. L’année dernière, s’y sont déjà livrés au jeu Bille August, Benoît Jacquot et Alex de la Iglesia, cette année sont conviés trois grands noms du cinéma international.

Il s’agit de Abbas Kiarostami, Park Chan-wook et Fatih Akin. Les professionnels sont invités à partager leurs expériences avec Abbas Kiarostami, l’un des maîtres incontestés du cinéma iranien et auteur mondialement reconnu.

Son parcours remarquable et sa filmographie l’attestent bien. Il a raflé plusieurs prix dont la Palme d’or à Cannes pour son film «Le goût de la cerise». Ce grand cinéaste est un grand ami de Marrakech. D’ailleurs, le festival lui avait rendu hommage en 2005, animant par la même occasion un atelier à l’intention des jeunes cinéastes marocains. En 2009, il était le président du  jury de la neuvième édition.

Cette année, il revient à la ville ocre pour parler de sa conception du cinéma déclinée à travers une œuvre devenue universelle par son écriture qui mêle subtilement poésie, force et fragilité. Les cinéphiles partageront également des moments de grande expertise cinématographique avec le cinéaste et scénariste Sud-coréen Park Chan-wook. Celui-ci sera présent à Marrakech pour l’hommage qui lui sera rendu interviendra également en master class.

Park Chan-wook est réalisteur d’une œuvre forte, une œuvre qui dit avec élégance et émotion la cruauté et la complexité des relations humaines. À Cannes, il a pu décrocher le Grand prix en 2004 et le Prix du jury en 2009. «Stoker», son premier film à Hollywood, est un modèle de mise en scène, revisitant Hitchcock à sa manière.

Une autre master class sera animée par Fatih Akin. Ce cinéaste allemand d’origine turque est connu grâce à un parcours rempli de succès. Issu de la banlieue ouvrière et populaire de Hambourg, Akin a d’abord rêvé d’être acteur à la Bruce Lee avant de passer derrière la caméra réalisant des films qui attirent très vite l’attention.

C’est ainsi qu’il décroche l’Ours d’or à Berlin en 2004 pour «Head-on». Loin de s’enfermer dans une approche identitaire sclérosée, son cinéma aborde la réalité multiculturelle des sociétés modernes avec fougue dans le sillage du cinéma de Martin Scorsese dont il est un grand admirateur. En 2014, il aborde dans «The Cut», un sujet tabou dans le pays de ses parents, le génocide arménien.

 

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