FIFM : le réalisateur Paul Verhoeven veut tourner au Maroc

Vingt ans après un premier projet de film inachevé, faute de financement, le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven a dit revenir à Marrakech avec l’espoir de trouver une belle histoire pour concrétiser son projet de tourner au Maroc.

« J’étais très triste de ne pas pouvoir réaliser ce film (sur les croisades avec Arnold Schwarzenegger) pour des problèmes financiers, alors qu’on avait déjà commencé à construire le décor », a-t-il confié, en marge de l’hommage qui lui a été rendu lundi soir au Palais des congrès de la cité ocre, dans le cadre de la 16-ème édition du Festival international du Film de Marrakech (2-10 décembre).

« Mais là, je suis de retour et j’espère trouver une belle histoire pour concrétiser enfin mon projet de tourner au Maroc », a-t-il ajouté.

A 78 ans, le réalisateur de Robocop s’est dit honoré de recevoir le premier hommage de sa vie au Festival de Marrakech où il est venu sur recommandation de ses amis, le producteur franco-tunisien Said Ben Said et l’actrice française Isabelle Huppert, ancienne présidente du jury du festival en 2014. La comédienne, héroïne de son film Elle, nominé pour représenter la France aux Oscars, lui a remis à cette occasion le trophée du festival.

« Ils m’ont dit que c’est un festival fantastique et que je devais venir, et je n’ai pas hésité à suivre leur conseil », a affirmé le cinéaste qui se félicite du niveau de l’organisation de cette manifestation mondiale du 7-ème Art.

Avant la soirée en son hommage, Paul Verhoeven était l’invité de la première Masterclasse de l’édition 2016 du Festival international du Film de Marrakech.

Devant un public de cinéphiles et de professionnels du 7-ème Art, le cinéaste avait livré son expérience, ses choix cinématographiques, ses succès et déboires, dans son pays, les Pays Bas, comme aux Etats-Unis et en France.

Né en 1938 à Amsterdam, Paul Verhoeven est l’auteur d’une œuvre éclectique, réalisée en Europe et aux Etats-Unis.

Subversif et populaire, Paul Verhoeven aime appuyer là où ça fait mal. De Robocop à Elle, en passant par Basic Instinct, Showgirls, Starship Troopers ou Blackbook, le cinéaste néerlandais confirme son statut d’artiste majeur avec une filmographie aussi explosive que culte.

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