Grand Prix Ousmane Sembène pour l’Orchestre des Aveugles: Quatre ans après Pégase… Mouftakir frappe encore !

Grand Prix Ousmane Sembène pour l’Orchestre des Aveugles: Quatre ans après Pégase… Mouftakir frappe encore !

Après avoir raflé le Wihr d’or en juin à Oran, ce film de 110 minutes qui nous projette, en toute subtilité et non sans teinte d’humour, dans le monde d’un orchestre populaire et celui des « chikhate », a remporté samedi le Grand Prix «Ousmane Sembène» de la 18ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga.

Un brin de romance, un autre de drame et quelques répliques à faire rire l’enfant en chacun de nous. L’Orchestre des Aveugles a décidément pu trouver la bonne formule pour séduire les cinéphiles. Il faut aussi dire que le monde de la nuit a rarement été raconté avec une telle subtilité. A travers son film, Mouftakir raconte des personnages venant d’un milieu modeste, et qui se servent de leur talent et de leurruse pour survivre. Musiciens et chikhate (danseuses de folklore, ndlr) forment un petit orchestre qui s’improvise tantôt aveugle tantôt voyant, selon si la soirée est réservée exclusivement aux femmes ou pas…

Quatre ans après «Pégase», Mouftakir ne déçoit pas. Le casting auquel le réalisateur a fait appel pour faire vivre ses personnages est, lui aussi, subtilement choisi.  Il s’agit de Younès Migri, Fahd Benchemsi, Mouna Fettou, Salima Benmoumen, Majdouline Idrissi, Mohamed Choubi, feu Mohamed Bastaoui et, révélation de ce film, le jeune et très talentueux  Ilyas El Jihani (Mimou dans le film).  Ce dernier s’est vu d’ailleurs décerner une mention spéciale du jury lors de ce Festival du cinéma africain.

Le nom de feu Bastaoui a résonné plus d’une fois durant la cérémonie de clôture du Festival du cinéma africain de Khouribga. Cette manifestation a en effet décidé de créer un prix portant son nom et qui récompense la meilleure interprétation féminine et du premier rôle masculin. Ce prix a été respectivement attribué à l’actrice burkinabé Maimouna N’Diaye pour sa prestation dans le long-métrage «L’œil du cyclone» et à l’acteur éthiopien Eskinar Tameru Teddy pour son rôle dans le film le «Prix de l’amour».

Le Prix spécial du jury est revenu au long-métrage égyptien «A l’heure du Caire» signé Amir Ramsès. Quant à celui de la meilleure réalisation, il a été attribué au metteur en scène mauritanien Abderrahmane Cissako pour son film «Timbuktu». Pour son film «Morbayassa», le réalisateur de la Guinée Conakry, Cheikh Fantamady Camara, a eu Le Prix Coup de cœur du jury. Ce prix revient également au film «Le prix d’amour» de la réalisatrice éthiopienne, Hermon Hailay. Durant cette cérémonie de clôture, le Prix culturel «Don Quichotte» a été attribué à la réalisatrice éthiopienne Hermon Hailay pour son film «Le Prix d’amour».

Il est à rappeler que ces distinctions ont été sélectionnées parmi les quatorze films en lice pour le Grand Prix «Ousmane Sambène». Ces créations représentaient le Maroc, le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, l’Algérie, la Guinée-Conakry, le Burkina Faso, l’Ethiopie, le Mali, le Niger, la Mauritanie et l’Egypte.
 

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