Hicham Lasri: «Caca Mind est une série provocatrice»

Hicham Lasri: «Caca Mind est une série provocatrice»

Entretien avec Hicham Lasri, cinéaste

Je ne suis pas politicien ou journaliste, je ne suis qu’un simple citoyen. J’ai la chance d’exprimer, de partager mes vidéos ou mes films sur le Web. Je suis très actif sur ce canal depuis 6 mois.

ALM : Vous venez de lancer votre 3ème série web «Caca Mind» sur les réseaux sociaux et elle a suscité autant de réactions négatives que positives, que pensez-vous de ces avis partagés ?

Hicham Lasri : Je pense que c’est tout à fait normal de trouver ces réactions. Cela montre la démocratie des gens, et chacun a son avis. En fait, «Caca Mind» nous pousse à réfléchir sur la société. C’est une série provocatrice. Son objectif est de pousser les gens un peu à se dissocier de l’incivisme, à se distancer par rapport à ces actions.  Elle pousse les gens qui font ces actions à se dire pourquoi ils manquent de courtoisie, de civisme. Mon mode de contribution est de ramener des mini-documentaires, des moments de vie des gens, des attitudes, des choses qui m’ont touché et essayer d’en tirer tout ce qui est dérangeant mais aussi en souligner la beauté. Je ne suis pas politicien ou journaliste, je ne suis qu’un simple citoyen. J’ai la chance d’exprimer, de partager mes vidéos ou mes films sur le Web. Je suis très actif sur ce canal depuis 6 mois. Quand je fais des statistiques, je trouve qu’entre 10 et 20% des gens ne sont pas d’accord. Alors que 80% laissent des commentaires positifs. Ils aiment «like» ou partagent mon travail.

Quelle est la différence entre «Bisara Overdose» et «Caca Mind» ?

La précédente série «Bisara Overdose» était très populaire, alors que «Caca Mind» est très british, très à froid, tout un sourire jaune derrière. Il y aura cinq saisons pour «Caca Mind».

Préparez-vous d’autres nouvelles séries web ?

Il y aura toujours des nouveautés. Il y aura une nouvelle série web en tout cas avant la fin d’année d’ici une semaine. Elle sera incarnée par un comédien avec qui j’ai déjà travaillé. La série évoquera des thèmes très intéressants et un peu polémiques. Je préfère en garder la surprise.

Vous venez également de recevoir une subvention auprès de l’AFAC pour votre nouveau film «Darbat Raess». Que représente pour vous cette subvention ?

Le Fonds arabe pour la culture et les arts est très prestigieux et j’ai déjà reçu une subvention de ce fonds pour mon 3ème long métrage. Au-delà de l’argent, cette subvention représente pour moi un soutien moral,  logistique et promotionnel.

Qu’en est-il de l’histoire de ce film et de sa sortie nationale ?

«Darbat Raess» est une comédie déjantée qui évoque l’ambiance de l’époque des année 80. Le personnage principal joue le rôle d’un policier paralysé faciale après avoir reçu une bouteille sur la tête pendant les émeutes de 1981. Je peux dire que ce film est le plus doux. Il y a énormément de tendresse car il reflète mon point de vue dans les années 80. Sa date de sortie est prévue en 2017.

Vous préparez également la sortie de votre bande dessinée «Vaudou», parlez-nous de ce projet…

Cette BD parle d’un personnage qui cherche une histoire et qui doit passer un casting sauf qu’il devient aphone. Je suis un grand fan de la bande dessinée. J’ai réussi à trouver cette année le temps à le faire car il faut trouver du temps à écrire, de dessiner, c’est tout un travail. D’ailleurs, cette BD m’a nécessité presque 6 mois de travail. En plus je suis assez motivé car c’est ma première expérience.

Vous optez toujours pour des intitulés inédits pour vos œuvres. Qu’est-ce qui vous souffle de telles idées ? 

Je suis un enfant du livre, du cinéma et de la culture. Pour moi, il faut faire réfléchir le monde à travers cet héritage. J’aime l’idée d’identifier des logos pour chaque œuvre. Le mystère du titre doit se révéler. Il faut garder le mystère et on a besoin que les gens soient curieux.

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