Houda Rihani: «Je continuerai à jouer dans des productions marocaines»

Houda Rihani: «Je continuerai à jouer dans des productions marocaines»

Entretien avec Houda Rihani, actrice

ALM : Après «L’auberge»,  le public marocain aura-t-il l’occasion de vous revoir dans une nouvelle œuvre ramadanesque bien que vous soyez toujours installée au Canada ?

Houda Rihani : Pour le prochain Ramadan je ne pense pas pouvoir être disponible pour participer à un produit télévisuel qui sera diffusé durant le prochain mois sacré. Pour l’heure, je suis engagée dans des projets ici à Montréal qui prendront fin en juin. Toutefois, si on fait appel à moi pour des tournages de courte durée, ce sera faisable et possible.

Quels sont ces projets dans lesquels vous êtes engagée à l’étranger ?

Je passe un stage au sein du théâtre Jean Duceppe, un des grands théâtres de Montréal. J’y participe dans la mise en scène et non en tant que comédienne. J’ai également une proposition pour jouer un rôle dans une pièce de théâtre. Comme j’anime un atelier de théâtre au sein d’un centre communautaire auprès des jeunes de 9 à 15 ans.

Quels regards avez-vous sur la scène marocaine, que vous avez quittée depuis 2012, lors du tournage de «L’auberge»?

J’ai constaté un progrès remarquable, notamment en termes d’écriture des scénarios des feuilletons. Ce sont de beaux et intéressants produits qui méritent d’être encouragés, voire applaudis. D’autres sont cependant moins bons. Dans ce sens, je parle toujours de la télévision parce que j’y ai accès et je peux regarder et suivre les productions, quand j’ai un petit moment, via satellite. Mais pour le cinéma je n’ai malheureusement pas vu beaucoup de films.

Envisagez-vous de vous immerger davantage sur la scène canadienne ?

Bien entendu ! Je travaille fort pour pouvoir l’intégrer, notamment celle québécoise. Il est, pour moi, question de commencer de zéro et de prouver mes capacités et mon talent.

Le défi est si stimulant pour moi et me pousse à me régénérer, à travailler sur moi et à découvrir d’autres façons de faire.

Comptez-vous vous installer définitivement à l’étranger ?

Il y a quelques années, je n’envisageais pas de m’établir dans un autre pays. L’idée n’avait jamais effleuré ma tête. Pour l’heure, je suis au Québec, je m’y plais et je ne coupe pas les liens avec mon pays, d’ailleurs j’y retourne au moins une fois par an.

Sincèrement, je ne sais pas ce que le futur me réserve. Je vis le moment en tout cas.

Emboîterez-vous le pas à d’autres actrices qui continuent à s’afficher dans des productions marocaines bien qu’elles soient toujours installées à l’étranger ?

Pour ma part, je suis arrivée à Montréal en 2012. En 2013, j’avais participé à «Aida» de Driss Mrini et depuis je retourne, comme j’ai dit précédemment, au moins une fois par an pour faire des tournages. Ce qui a changé c’est juste mon adresse, mais je demeure une actrice marocaine. Et je continuerai à jouer dans des productions marocaines avec des gens qui ont cru, croient et croiront en moi.

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