Journées cinématographiques de Carthage: Mohamed Mouftakir rafle le Tanit d’or

Journées cinématographiques  de Carthage: Mohamed Mouftakir rafle le Tanit d’or

Une belle consécration pour le réalisateur Mohamed Mouftakir en Tunisie. Il vient de remporter le Tanit d’or pour son film «L’orchestre des aveugles», lors des journées cinématographiques de Carthage (JCC 2015), qui ont pris fin samedi soir. «Le Tanit d’or est une consécration du cinéma marocain», a exprimé le réalisateur à la MAP, lors de la cérémonie de clôture.

Il faut dire que «L’orchestre des aveugles» est une marque de considération du 7ème art marocain. Il y a une semaine, il a raflé plusieurs prix au premier Festival international du film de Bruxelles (FIFB), à savoir le prix du meilleur réalisateur et le prix du meilleur acteur.

Le film a également été primé du Grand prix Ousmane Sembène et du prix du meilleur scénario au Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK), ainsi que du Grand prix du film arabe à Oran et du Festival national de Tanger. Interrogé sur le secret de réussite de ce film, Mouftakir a expliqué qu’«il réside dans sa simplicité et dans la touche nostalgique qui a permis de se réapproprier une époque importante de l’histoire contemporaine du Maroc, à laquelle le citoyen voue encore une profonde affection».

Et d’ajouter que «le socle du film repose sur la narration cinématographique faisant appel à l’insinuation, à la symbolique et à la maîtrise des outils techniques, autant d’éléments ayant concouru à lui assurer une certaine vision esthétique».

Mohamed Mouftakir a également fait remarquer que «son film a pu créer une connexion avec les spectateurs qui ont aimé les personnages et interagi avec l’époque dépeinte».
Il faut rappeler que les faits du film remontent aux années 70, une période qui a marqué le réalisateur.

D’ailleurs, il évoque la période des années du règne de Feu SM Hassan II. Houcine, fan de son nouveau Roi, est le chef d’un orchestre populaire. Lui et sa femme Halima (personnage interprété par Mouna Fettou) habitent dans la maison animée, aux personnages hauts en couleurs qui vivent au rythme de l’orchestre et de ses danseuses traditionnelles, les chikhates.
Les musiciens hommes de cet orchestre bien particulier sont parfois obligés de se faire passer pour des aveugles afin de pouvoir jouer dans les fêtes réservées aux femmes, organisées par des familles marocaines conservatrices.

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