Khadija Alami : «Je défends déjà le Maroc et le savoir-faire marocain»

Khadija Alami : «Je défends déjà le Maroc et le savoir-faire marocain»

Entretien avec Khadija Alami, productrice

ALM : Vous êtes en plein tournage. Pourriez-vous nous en dévoiler les dessous?

Khadija Alami : Tout ce que je peux vous dire, c’est que l’un des projets est une série américaine. Le deuxième étant un long-métrage anglais que je co-produis.

Comment défendez-vous les productions marocaines au sein de l’académie des oscars dont vous êtes membre ?
Pour le moment, je n’ai pas encore eu à le faire. Mais je défends déjà le Maroc et le savoir-faire marocain depuis le début de ma carrière en fournissant des services professionnels avec des équipes marocaines qualifiées. Et bien évidement, à travers mes films qui ont été projetés dans des festivals internationaux et nationaux.

Quel regard portez-vous sur la production au Maroc ?

Au Maroc, nous avons de grands talents, peut- être un manque au niveau des écritures. Mais je continue à y croire et à produire avec certains avec qui j’arrive à m’entendre et qui partagent les mêmes idées que moi. Il faut savoir que le rôle d’un producteur n’est pas seulement de chercher les financements et signer les chèques mais aussi d’avoir un partage sur le plan artistique. Il y a aussi la question de retour sur investissement, il faut que les gens comprennent que quels que soient les fonds que nous arrivons à mettre en place, il est nécessaire d’avoir un retour sur investissement afin d’encourager d’autres investisseurs sur les futurs projets.
Pour le moment, on ne voit pas encore cet aspect, vu qu’il y a à peine 30 salles de cinéma dans tout le pays. Les télévisions ont les moyens. Mais j’ai l’espoir que les choses vont évoluer dans le bon sens. Il y a une volonté des hautes instances pour encourager ce secteur, et avec la taxe incentive aux productions étrangères en pleine mise en place (en principe à partir d’octobre 2017), nous espérons que les retombées financières pourront bénéficier aux productions marocaines. Il faudra juste trouver le bon mécanisme.

Tout comme d’autres secteurs, celui de la production pâtit de l’impact des nouvelles technologies. Comment surmontez-vous cela ?

Le monde du cinéma et de la télévision est capable de suivre, les réalisateurs et réalisatrices savent et devraient être capables de s’adapter. Déjà, la nouvelle génération nait avec du digital et Internet dans les mains.

D’autres projets à venir ?

Il s’agit, pour moi, de finaliser des studios, quelques projets de longs-métrages en cours de discussion avant écriture outre la série télévisée anglaise que j’ai produite pour FOx UK et qui est pour l’heure en plein montage.

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