Lakhmari, El Fadili, Nejjar, Kelai et les autres: Que font-ils à Ifrane?

Lakhmari, El Fadili, Nejjar, Kelai et les autres: Que font-ils à Ifrane?

Conscients de cela, une douzaine de cinéastes sont réunis en ce moment même à Ifrane à l’initiative conjointe du Centre cinématographique marocain (CCM) et de la Fondation du Festival du Film de Marrakech pour retravailler leurs projets.

Jusqu’au 13 juin, l’Université Al Akhawayn ne reçoit pas moins de douze artistes pour une résidence d’écriture de scénario. «Cette initiative, première du genre au Maroc, se distingue par son approche innovante visant des objectifs concrets, puisqu’elle permet aux cinéastes marocains, de retravailler leurs projets et les enrichir à travers l’échange et le partage d’expériences avec des cinéastes professionnels étrangers, et de voir ces projets connaître un véritable aboutissement», précisent les organisateurs.

Par projets, on entend plusieurs productions de cinéastes dont on distingue l’empreinte sur la scène nationale. Il s’agit de «Jamal Afina» de Yassine Marco Maroccu, de «Un pas derrière le soleil» de Narjiss Nejjar, de «Burn out» de  Noureddine Lakhmari, de «Mon père n’est pas mort» de Adil El Fadili, des «Hommes de la nuit» de Abdeslam Kelai, de «Vie» de Raouf Sebbahi, des «Larmes des sables» de Aziz Salmy, de «Douce neige» de Jihane El Bahar, de «Cris de l’âme» de Abdelilah El Jaouhary, de «Ultime révolte» de Jillali Ferhati, du «Diadème du Moussem» de Mohamed Hassini ou encore du film «Une Affaire Urgente» de Mohcine Besri.

Toutes ces œuvres seront donc enrichies par un échange qui, d’après les initiateurs de cette manifestation, s’inscrit plus dans la transmission du savoir que dans un processus d’enseignement. Ils pourront ainsi, en la présence d’un tuteur choisi parmi ses scénaristes et réalisateurs étrangers, affiner leur méthode d’écriture et concorder par la suite leur propre identité avec celle des projets sur lesquels ils se penchent.

Ce ne serait pas tout puisqu’à la fin de ce processus de revue des œuvres, les participants seront amenés à présenter et à défendre leurs films devant un jury. Le «Prix de la Résidence d’Ecriture» sera par la suite attribué au meilleur scénario lors de la 15ème édition du Festival de Marrakech en décembre prochain. Le gagnant du prix bénéficiera également d’avantages en nature couvrant  les dépenses liées à la vente internationale du film, notamment la couverture des coûts de traduction et de sous-titrage en anglais.

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