Le Festival du court métrage et celui du film animalier et environnemental annulés

Le Festival du court métrage et celui du film animalier et environnemental annulés

L’aide octroyée aux deux événements s’est réduite comme peau de chagrin

L’aide octroyée au Festival du court métrage est passée de 500.000,00 DH les deux premières années à 150.000,00 DH les trois années suivantes et 140,000,00 DH cette année.

cinema-court-metrage-1Triste nouvelle pour les cinéphiles marocains et surtout les amateurs du Festival du court métrage de Rabat et du Festival international du film animalier et environnemental. Après l’annulation du Boulevard 2016, ces deux manifestations cinématographiques n’auront pas lieu cette année. L’Association Ribat Al Fath, organisatrice de ces événements, a pris la décision de les annuler.

«C’est avec amertume que l’Association annonce l’annulation de la 6ème édition du Festival du court métrage prévue du 22 au 29 octobre ainsi que la 11ème édition du Festival international du film animalier et environnemental, prévue en décembre», indique le communiqué de l’Association. Il faut dire que les raisons sont essentiellement financières.

Pour le festival du court métrage, la commission nationale de soutien aux festivals de cinéma a réduit de façon drastique l’aide octroyée passant de 500.000,00 DH les deux premières années à 150.000.00 DH les trois années suivantes et 140,000.00 DH cette année. «Aucune explication n’a été fournie à l’Association.

Les services administratifs et représentatifs de la ville n’ont tout simplement donné aucune réponse aux différentes demandes déposées par l’Association», explique Abdelkrim Bennani, président dudit festival. «Le Festival du court métrage connaît depuis sa création un développement soutenu par la qualité exceptionnelle des œuvres produites par les jeunes cinéastes marocains et occupe une place très honorable parmi les festivals de cinéma au Maroc», regrette-t-il. De surcroît, la 6ème édition devait être dédiée aux questions de l’environnement et des changements climatiques, en prélude à la grande rencontre de Marrakech COP22.

En ce qui concerne le Festival animalier et environnemental, il s’inscrit pleinement dans les questions de l’environnement. «Cette manifestation ne bénéficie d’aucun soutien de quelque partie que ce soit, malgré l’importance et la grande qualité des films qui y ont été présentés au grand public marocain durant plus de vingt ans et qui avaient reçu des prix reconnus mondialement», ajoute-t-il.

Abdelkrim Bennani appelle les pouvoirs publics, notamment ceux en charge de la culture, de l’art et du cinéma à reconsidérer la stratégie qui encadre ce domaine vital de la vie culturelle marocaine et à combler les lacunes inacceptables qui entachent encore le domaine de la créativité artistique dans notre pays.

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