Le Festival maghrébin du film à Oujda pense déjà à sa pérennité

Le Festival maghrébin du film à Oujda  pense déjà à sa pérennité

Le festival, qui a pour thème «Le Maghreb uni par son cinéma», sera garni par la projection de 18 films, 12 courts et 6 longs. Outre les prix qui seront attribués aux longs et courts-métrages gagnants, le festival consacre le Prix Don Quichotte.

Maintenant que le Festival maghrébin du film à Oujda est à sa 8ème édition, qui se tient, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, jusqu’au 15 juin, il pense déjà à sa pérennité. Un souhait exprimé, mardi soir, lors de la cérémonie d’ouverture de cette manifestation cinématographique, par les cinéastes invités et tout intervenant à l’organisation de cet événement destiné également à la promotion de l’Oriental.

Appel à investir les atouts de la région

Intervenant lors de cette ouverture, Mouaad Jamai, wali de la région de l’Oriental et gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, qui estime que ce festival est un événement «particulier» puisqu’il rassemble des artistes maghrébins, ne manque pas de lancer un appel. «Il faut investir les atouts de l’Oriental pour réaliser des tournages et créer une industrie cinématographique», précise-t-il. D’ailleurs l’événement s’est ouvert par la projection d’un documentaire époustouflant sur la ville de Figuig. Le responsable, qui rappelle que la ville d’Oujda était la capitale de la culture arabe tout au long de l’an dernier, ne manque pas également de pointer du doigt la fermeture des salles de cinéma dans cette ville. «Le cinéma maghrébin connaît un essor et a besoin de sponsoring», enchaîne-t-il. A propos de la 8ème édition du  festival, M. Jamai indique que ses organisateurs «veillent déjà à sa pérennité». Un désir partagé par la direction du festival.

Un «rêve» devenu réalité…

De son côté, Khalid Sli, directeur général du festival et président de l’association Ciné Maghreb, initiatrice de cet événement, qui s’exprimait dans une langue poétique, indique que l’organisation de cette manifestation est un «rêve devenu réalité». «8 ans étaient suffisants pour que la ville soit une destination cinématographique», exalte-t-il. L’orateur, qui ne manque pas de louer les efforts du Souverain pour cette ville millénaire, premier cercle d’arts au Maroc, indique également que ce festival est fait «avec passion et patience». «Après quatre ans de travail, nous avons eu le patronage royal. Ce qui a donné une légitimité au festival dont le public contribue à son succès», enchaîne M. Sli. Cette réussite se manifeste également par la qualité des artistes invités.

Des hommages appréciés du public

L’ouverture de cet événement, marquée également par la présence de plusieurs personnalités dont le consul général d’Algérie au Maroc, s’est de plus distinguée par des hommages rendus à  4 artistes. Il s’agit en premier lieu du cinéaste Rachid Bouchareb, fort acclamé par le public et connu pour rassembler des artistes maghrébins en une production. «Je suis content de revenir à Oujda où j’ai des souvenirs», s’exprime-t-il lors de son hommage. L’un des moments forts de cette ouverture est aussi l’honneur fait à la star égyptienne Cherif Mounir très applaudi par le public. «Je suis assez content d’avoir un hommage. Je remercie également SM le Roi», exalte l’acteur qui s’exprime sur sa fierté du film «Oulad El Amm» (Les cousins) dans lequel il a participé.

Il rappelle également sa participation au nouveau film «Al Mamarr» (Le passage) projeté actuellement au Caire avant de l’être prochainement au Maroc. Au public d’Oujda, il adresse un message : «Nous vous aimons !». A son tour, le réalisateur marocain, Saad Chraibi, a eu droit à un hommage marqué par des youyous. «Merci au public que j’aime, aux organisateurs et à ceux qui contribuent à l’évolution du cinéma», avance le cinéaste.

De son côté, le réalisateur Kamal Kamal, originaire de la ville, a été honoré. Il a, à son tour, exprimé ses reconnaissances. «Merci à tous ceux qui m’ont enseigné, à la ville qui était la seule dotée de cinq cultures dont celle juive. La majorité des jeunes lisait dans cette ville qui a plein de musiciens. Ce  produit culturel est perdu. Oujda peut produire en culture puisqu’elle regorge d’hommes de culture», précise le réalisateur également ovationné par le public. Quant au festival, qui a pour thème «Le Maghreb uni par son cinéma», il sera garni par la projection de 18 films, 12 courts et 6 longs. Outre les prix qui seront attribués aux longs et courts-métrages gagnants, le festival consacre le Prix Don Quichotte. Pour rappel, le jury des longs-métrages est présidé par le critique de cinéma algérien, Ahmed Bejaoui.

«Ce festival est l’image du cinéma maghrébin. Nous  sommes vraiment maghrébins par cet événement. J’espère qu’il perdurera», indique-t-il. Longue vie, donc, au festival !

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