Le FIFM, messager de la paix

Le FIFM, messager de la paix

Des préoccupations ayant notamment trait à la paix et à la sécurité étaient palpées chez différents participants à la grand-messe cinématographique marquée, samedi, par un dîner offert par SM le Roi présidé par SAR la Princesse Lalla Meryem.

Invités inquiets et initiateurs rassurants

«Quand on m’a invité pour être membre du jury de ce festival, j’avais un peu peur. Mais finalement j’ai accepté et je considère ma présence ici comme un geste politique car c’est mon devoir d’artiste», indique Sergio Castellitto, acteur et réalisateur italien, membre du jury du FIFM, lors d’une conférence de presse tenue samedi. Pour leur part, les organisateurs du festival, qui dispensent un dispositif de sécurité assez renforcé, sont conscients des soucis des invités. «Beaucoup d’invités ont eu peur ! Pas du Maroc mais de voyager ! J’ai dû rassurer le mieux que je pouvais les membres du jury et les invités. Quand même, nous avons eu quelques annulations. Quoi qu’il en soit, il est important de maintenir ce festival», explicite Mélita Toscan du Plantier, directrice du FIFM. Une manifestation qui a bel et bien lieu en véhiculant un message de paix et offrant une large palette de films.

Un foisonnement de créativité

Le festival est une occasion pour présenter les nouveaux films de la scène nationale et internationale. Tel est le cas, entre autres, du film «Rock the kasbah» auquel participe Bill Murray, qui s’est vu rendre un hommage vendredi au Palais des Congrès et qui a enflammé le public de Jamaâ El Fna. Dans la même place, la star indienne Madhuri Dixit, honorée par le festival, a fait vibrer, samedi, les 15.000 spectateurs de par ses danses aux rythmes des chansons de son pays. Outre «Rock the Kasbah» hors compétition, les films «Steel flower» et «Paradise» sont entrés samedi en compétition officielle dont le jury comprend également une artiste marocaine.

La démarche d’Amal Ayouch

A propos de sa manière de défendre le seul film marocain en compétition officielle, «L’insoumise» de Jawad Rhalib, l’actrice Amal Ayouch indique à ALM : «J’envisage de regarder le film en fonction de son intérêt et son sujet. Je pense que je vais défendre un film par rapport à ma sensibilité féminine tout en faisant valoir les critères cinématographiques». En tous cas, tout réalisateur ou artiste marocain figurant dans le palmarès fera sûrement la fierté du pays hôte du festival.   

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