«Les pirates de Salé», un film sur la première école de cirque au Maroc

«Les pirates de Salé», un film sur la première école de cirque au Maroc

En plus des 13 longs et 15 courts-métrages en sélection officielle, les travaux de cette édition, qui se poursuivent jusqu’au 4 avril prochain, mettent en lice quelque 13 documentaires, dont «Les pirates de Salé» traitant de la formation des arts du cirque au profit des jeunes, et ce, dans le cadre d’un projet sociétal. Ce film, coréalisé par la Marocaine Merieme Addou et la Britannique Rosa Rogers, avait déjà obtenu, en 2014, le prix MBC Al Amal de l’innovation et de la créativité avant d’être primé, en novembre de la même année, lors du dernier festival du cinéma d’Abou Dhabi.

Les deux jeunes cinéastes ont voulu, à travers ce documentaire, mettre en relief la première expérience du cirque professionnel au Maroc. Il s’agissait au départ d’un simple atelier des arts du cirque organisé par une association d’aide aux enfants en situation difficile. «Ce projet s’est développé pour donner ensuite naissance à l’école nationale du cirque Shems’y, dont le diplôme est reconnu par l’Etat», a indiqué Merieme Addou.
Cette ancienne journaliste a dit avoir été éblouie par cette expérience lors de sa première visite à cette école. «J’ai voulu ainsi en faire un film documentaire», a affirmé Merieme Addou.

Par ailleurs, la grande partie du tournage de ce film de 76 min s’est déroulée dans cette école de cirque, située derrière les remparts de l’ancienne ville. «La réalisation de «Les pirates de Salé» nous a pris trois ans. Je m’occupais du son et Rosa Rogers de l’image», a tenu à préciser Meriem Addou.

Les deux cinéastes ont choisi de suivre de près la formation et l’apprentissage de trois élèves : Abdelali, Ghyslane et Imad. Et comme les autres élèves de Shems’y et futurs artistes du cirque, ils sont, tous les trois, issus des milieux modestes et ont passé un examen d’accès à l’école. Ils sont destinés à suivre une formation de trois ans ou plus. «Ils sont encadrés par des professionnels pour développer leurs compétences dans les arts du cirque», a ajouté Meriem Addou.
Notons que dans le cadre de ce projet sociétal, l’équipe de l’école Shems’y œuvre pour offrir à ses élèves une formation d’artistes accomplis leur permettant de se produire dans les grands cirques du monde. Comme c’est le cas du jeune Imad, un des trois personnages du film et des premiers lauréats de cette école, qui vient d’entamer sa carrière au sein d’une compagnie de professionnels à l’étranger.

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