Mélita Toscan du Plantier: «Un prix dépend du film avec lequel on concourt»

Mélita Toscan du Plantier: «Un prix dépend du film avec lequel on concourt»

ALM : Comment avez-vous palpé, en 15 ans, la valeur ajoutée du FIFM pour le cinéma marocain ?
 

Mélita Toscan du Plantier : Il est vrai que quand le festival a commencé en 2001 je croyais qu’il ne devait pas y avoir quatre ou cinq films marocains dans l’année. Aujourd’hui, je crois que le cinéma marocain évolue aussi. La valeur ajoutée c’est que nous avons la possibilité de montrer des films marocains pendant le festival en compétition si le directeur artistique juge que la qualité du film est valable et aussi bonne que les autres. Quand même, on ne va pas prendre un film juste parce qu’il est marocain s’il est mauvais. Donc les critères sont les mêmes pour tout le monde, il n’y a pas de favoritisme. Et comme vous avez dû le remarquer, il n’y a pas de film français en compétition cette année. D’autant plus que nous montrons d’autres films marocains dans d’autres sections du festival. Cela permet aux invités, producteurs et distributeurs internationaux de voir des films marocains, voire aux réalisateurs marocains de rencontrer des producteurs étrangers. Aussi, les films marocains sont le plus souvent coproduits par la France que par l’Amérique. Il y a des accords avec la France et le centre du cinéma comme il y a une aide spéciale qui s’appelle Cinéma du monde dont le Maroc fait partie. Cela permet aux réalisateurs marocains de grandir aussi rapidement que le festival.

Est-ce qu’il vous est facile de trouver un film marocain pour la sélection officielle ?

Le directeur artistique du festival se voit transmettre tous les films inédits marocains de l’année et c’est à lui de juger de ces créations. Pour ce faire, il travaille en collaboration avec le directeur du CCM. Et croyez-moi, le directeur artistique se fait beaucoup d’ennemis ! c’est la pire période de l’année pour lui parce que beaucoup de gens le haïssent un moment avant de l’adorer de nouveau l’année d’après quand ils veulent proposer un autre film. En tout cas, un film est toujours choisi en fonction de sa qualité et non de sa nationalité.

Pourquoi est-il si rare qu’un Marocain rafle un prix au FIFM ?

En fait, c’est un jury international qui remet les prix. Celui-ci est composé de neuf nationalités représentées par de grands metteurs en scène et acteurs et c’est leur choix ! En tout cas cela dépend du film avec lequel on concourt.

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