Mohamed Zineddine: «Le paysage cinématographique marocain est en pleine effervescence»

Mohamed Zineddine: «Le paysage cinématographique marocain est en pleine effervescence»

Entretien avec Mohamed Zineddine, réalisateur, scénariste et producteur

Le cinéaste Mohamed Zineddine revient sur le devant de la scène cinématographique avec un nouveau long-métrage intitulé «Jusqu’à l’aube». Actuellement, il est en pleine préparation pour son tournage. Dans cet entretien, il révèle à ALM l’histoire de ce film, son budget, ainsi que son regard sur le cinéma marocain.
ALM : Vous êtes en pleine préparation pour le tournage de votre nouveau long-métrage «Jusqu’à l’aube», parlez-nous un peu de son histoire…

Mohamed Zinddaine : J’entame le tournage de mon nouveau film d’ici deux ou trois mois. En fait, le film sera tourné dans plusieurs villes dont Casablanca, Khouribga, Beni Mellal et Fkih Ben Saleh. «Jusqu’à l’aube» parle du pouvoir, de la sexualité, et de l’empoisonnement. Le film relate en effet l’histoire d’une femme guérisseuse qui détient le pouvoir dans une communauté et qui va tomber amoureuse d’une personne.

«Jusqu’à l’aube», pourquoi le choix de ce titre ? Quels sont les acteurs participants ?

L’humanité toujours attend l’aube ou le lever du soleil, c’est en quelque sorte le symbole de l’espoir et de l’aspiration. En ce qui concerne les acteurs participants on retrouve l’actrice Fatima Atif. Celle-ci  incarnera le rôle principal de ce film. On a déjà travaillé sur le personnage et la décoration. Je peux dire que Fatima Atif est une vraie actrice et possède une culture incroyable. Il y a d’autres noms mais qui ne sont pas encore confirmés.

Quel est le budget total de ce film ?

Le budget total de ce film est estimé à 7 millions de dirhams.  Le film a obtenu une subvention auprès du Centre cinématographique marocain d’un montant de 4 millions 500 mille dirhams. Je cherche d’autres fonds pour finaliser le montage et le mixage du film.

Vous êtes absent de la scène depuis la réalisation de votre film «Passion et colère», pourquoi ?

Le réalisateur doit consacrer plus de temps pour réaliser un bon travail. Il faut plus de temps pour la préparation, faire sa recherche et faire un bon scénario.
De surcroît, un film d’auteur nécessite une année de recherche, une année d’écriture. Pour faire un film, il faut travailler minimum douze heures par jour.

Quel regard portez-vous sur le cinéma marocain ?

Le paysage cinématographique marocain est en pleine effervescence. J’ai eu l’occasion d’encadrer des jeunes et donc on doit être fiers du cinéma marocain.

Est-ce que vous suivez les programmes diffusés sur les chaînes télévisées marocaines durant ce mois de Ramadan ?

Je ne vois pas la télévision et je n’ai aucune idée de ses programmes. La télévision fait partie d’un décor qui tente de rentrer chez nous sans permission, elle tue la mémoire et je trouve que c’est rare de trouver des émissions positives.

Bio express
Né au Maroc en 1957, Mohamed Zineddine quitte le pays pour suivre un cycle d’études à Nice, auprès de l’Université de Château. Après un an, il s’établit en Italie, à Bologne, pour étudier le cinéma au DAMS (Département d’art, de musique et de spectacle). Critique et journaliste, il collabore à différentes initiatives sur la littérature arabe. Membre du conseil artistique de Bologne 2000, ville européenne de la culture, ce cinéaste développe ses activités artistiques entre le cinéma, le théâtre et la photographie. Dans le domaine du cinéma, il collabore à différentes productions cinématographiques en Italie et ailleurs. Il compte à son actif plusieurs fictions dont «Réveil», «Tu te souviens Adil ?», «Sous le soleil d’Août», «Une famille freudienne» ?…

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *