Noufissa Benchehida: «Je n’assiste pas au festival quand il n’y a pas un de mes films»

Noufissa Benchehida: «Je n’assiste pas au festival quand il n’y a pas un de mes films»

ALM : On vous voit assez rarement à ce festival. Qu’est-ce qui a fait que vous y soyez invitée ?   

Noufissa Benchehida : C’est mon travail qui a fait que je sois invitée. Cette année, je participe dans deux films qui ont été présentés à la commission mais qui n’ont pas été retenus pour des raisons que j’ignore. C’est peut-être un choix de celle-ci ou du Centre cinématographique. D’habitude, quand il n’y a pas un de mes films dans ce festival, je n’assiste pas. Et il arrive que je n’y participe pas pour des engagements professionnels. Mais cette année-là, je me suis dit pourquoi ne pas y aller pour voir du monde et avoir des échanges.

A propos d’échanges, quel regard portez-vous sur le secteur cinématographique ?

Il faut qu’il y ait un marché de films. Pour cela, il faut des moyens et plus de pays étrangers doivent y arriver. Il manque aussi des débats entre nous marocains et avec des étrangers. Déjà, les artistes marocains ont des idées intéressantes, alors un échange avec eux permettrait de défendre nos droits. Mais on fait avec parce qu’on adore ce métier. Il faut être fou pour le faire.

Est-ce que vos cachets ont changé ?

A vrai dire, mon salaire a un peu changé, voire augmenté par rapport à la production. Peut-être que le producteur connaît la valeur de l’artiste et il insiste sur le choix de celui-ci. Ainsi, le cachet est attribué selon la valeur de l’interprète et son apport pour le film, ainsi que la catégorie du rôle.

Comment se fait-il que vous ayez disparu du petit écran après «Lkadia» ?

L’expérience que vous évoquez était révolutionnaire ! Par contre, ma vision était toujours de faire du cinéma. Alors quand je fais de la télévision, que j’aime beaucoup, j’ai l’impression que je trompe le cinéma qui est une magie. Et les deux forment un couple. Quand même, lorsque j’ai fait «Lkadia» c’était une magie aussi puisque le réalisateur Noureddine Lakhmari est un peu le Martin Scorcese marocain, vu sa façon de travailler. Quant au personnage, il  m’a beaucoup plu et le scénario de la série m’avait inspiré. Tout cela a fait que la série soit en style cinéma bien qu’elle ait été diffusée en télévision. Après «Lkadia» j’ai eu des scénarios, cela m’a permis de faire un peu de la télé mais pas énormément mais j’ai toujours opté pour le cinéma. Pour l’heure, j’aimerais bien faire beaucoup de cinéma et s’il y a un rôle intéressant pour la télé pourquoi pas !

Vous vivez actuellement à Paris. Est-ce que vous essayez de travailler sur votre promotion là-bas ?

Je n’ai jamais essayé de faire des démarches pour travailler dans des films français. Je n’ai jamais eu cette volonté d’aller en chercher. Je veux percer dans mon pays qui a besoin de moi en tant que comédienne qui peut donner beaucoup au cinéma marocain ! Et quand on commence dans un pays il faut s’intégrer et continuer. Il est vrai que je suis franco-marocaine mais je suis encore plus marocaine ! quand bien même, j’ai travaillé en France dans une série pour France2. Prochainement, j’aurai un téléfilm dans l’Hexagone, mais l’offre s’est présentée spontanément, je ne l’ai pas cherchée.  D’autant plus que je suis souvent au Maroc pour travailler. D’ailleurs je viens de terminer un long-métrage avec Mohamed Ahed Bensouda.

Existerait-il un rôle où vous aurez envie de vous surpasser ?

J’attends toujours un rôle aussi fort que ce que j’ai fait auparavant ! C’est surtout pour m’amuser avec ce personnage qui réagit avec moi !   
 

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