Othman Naciri : «Le refus de trop», un cri de révolte

Othman Naciri : «Le refus de trop», un cri de révolte

ALM : Vous êtes en plein tournage de votre court métrage «Le refus de trop», quelle est l’idée générale de ce film et comment est-elle née ?

Othman Naciri : Il s’agit d’un cri de révolte, lorsque j’ai lu ce fait divers où une citoyenne marocaine s’est fait refuser un séjour dans un hôtel de sa propre ville. Ce fait divers révèle de nombreux dysfonctionnements dans notre société et encore un immense manque de respect pour les libertés individuelles en général et pour la femme en particulier. J’ai voulu porter cette affaire à l’écran pour sensibiliser et mettre à nu certains maux de notre société.
 
Vous êtes passé du long métrage au court métrage, pourquoi ce choix ?

Le choix du format a été imposé par l’urgence du message. Selon les thématiques traitées, je passerai sans souci du long au court, en passant par le documentaire pourvu que j’atteigne mes objectifs, à savoir participer à faire avancer mon pays.
 
Quel est le budget total de ce film ? A-t-il bénéficié d’un fonds d’aide ?

Le budget effectif du film n’est pas représentatif du budget réel de celui-ci, dans la mesure où la réalisation de ce film a été rendue possible grâce au concours de chaque personne qui y a contribué. Ce film aurait dû coûter autour de 350 mille dirhams, seulement l’engagement de chacun de nous au succès de ce projet, ainsi que l’aide substantielle que nous ont accordés certains partenaires, notamment Maroclear, à travers son PDG Madame Fathia Bennis, nous ont permis de couvrir les charges inhérentes à la logistique du film, et ainsi mener à bien notre projet que nous voulons d’abord engagé.

Quels sont les lieux du tournage ?

J’ai choisi de tourner le film dans un décor unique, celui du Casablanca Appart’hotel.
 
Quels sont les acteurs sollicités pour ce film? Et comment ce choix s’est-il fait ?

Le casting s’est fait de manière improvisée. J’ai tenu à travailler aussi bien avec des comédiens professionnels qu’avec des icônes du militantisme. Ainsi la comédienne Latifa Id Massaou a campé le rôle féminin principal. Les cinéastes Nour Eddine Lakhmari (Casanegra & Zéro) et Kamal Hachkar (Tinghir Jérusalem), eux, sont bien connus pour leur militantisme en faveur des libertés.
 
Quels sont vos projets ?

Je suis en préparation de mon second long métrage… Un hommage aux femmes militantes du Maroc dont l’intrigue sera dévoilée très bientôt.
 

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