«Pluie de sueur», de Hakim Belabbes, décroche le Grand prix

«Pluie de sueur», de Hakim Belabbes, décroche le Grand prix

Il a également remporté les prix du 1er rôle féminin et du second rôle masculin au FNFT

Les travaux du 18ème Festival national du film de Tanger (FNFT) ont été clôturés, samedi 11 mars, par la traditionnelle cérémonie de remise des prix. Présidé par l’écrivain et universitaire Fouad Laroui, le jury a dévoilé, lors de cette soirée, le palmarès 2017 dans la catégorie long métrage. Les sept membres du jury avaient, au préalable, et pendant une semaine, visionné 15 films mettant en avant la production cinématographique marocaine. «Nous avons eu, en tant que membres du jury, la tâche difficile de faire le choix entre les films en compétition. Chacun d’eux avait ses propres qualités et le fait d’avoir été sélectionné pour cette compétition constitue déjà une récompense», a souligné Fouad Laroui.

Cette soirée a été marquée, comme prévu, par la remise de plus de treize prix dans le cadre catégorie long métrage. Le Grand prix a été décerné, cette année, au cinéaste Hakim Belabbes pour son long-métrage «Pluie de sueur». Ce film de 126 mn a reçu aussi le prix de la critique et a également permis à Fatima Ezzahra Bennacer et Ayoub Khalfaoui de remporter respectivement le premier rôle féminin et le second rôle masculin. «Pluie de sueur» – dont les personnages principaux sont interprétés par d’autres comédiens tels que Amine Ennaji, Hamid Najah et Hamid Belabbes- parle de la lutte d’un pauvre paysan, Mbarek, contre la sécheresse. Il passe ainsi son temps à creuser un puits pour pallier le manque d’eau. Mais à la grande surprise de Mbarek et son entourage, le pauvre paysan reçoit un courrier officiel lui faisant part de la saisie de son champ !

Le prix du meilleur rôle masculin a été décerné, cette année, à Aziz Hattab pour son interprétation du personnage du flic Daoud dans «Headbang lullaby» de Hicham Lasri. Alors que Sandya Tajdin a remporté celui du deuxième rôle féminin pour son interprétation du personnage de la jeune amoureuse et rebelle Nora dans «La nuit ardente» de son réalisateur Hamid Bennani. Quant au prix de la première œuvre, il a été attribué à la cinéaste Khaoula Assebab Benomar pour son film «Le clair obscur» qui parle de l’histoire d’amour entre un non-voyant nourrissant le rêve de devenir présentateur de JT et une jeune fille étudiante dans une école de cinéma. Celui du scénario est revenu à Mohamed Bouzaggou pour son long-métrage «Iperita» qu’il a réalisé sur l’histoire de José, un militaire retraité de l’aviation espagnole, ayant assisté au bombardement et au largage de gaz moutarde sur les populations civiles.

Le prix du montage est allé à Ivan Roiz pour le long-métrage «Le voyage de Khadija» de Tarik El Idrissi. Celui de l’image a été attribué à Luca Coassin pour «Hayat» de Raouf Sebbahi. Alors que le prix du son a été décerné à Karym Ronda pour «A la recherche du pouvoir perdu». Enfin celui de la musique originale a été du lot de Mohamed Oussama pour «Nouh ne sait pas nager» de Rachid El Ouali.

Présidé par le réalisateur, scénariste et producteur Mohamed Ulad Mohand, le jury du court métrage a récompensé par le Grand prix «Ima» de Hicham Regragui. Le prix spécial du jury a été attribué à «Amal» d’Aïda Senna. Quant à celui du scénario, il a été remis à Hadrien Krasker et Ayoub Layoussifi pour le film «Tikitat A’Soulima» (d’Ayoub Layoussifi).

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