Projection en plein air des films du FIFM: Quand les badauds de Jamaâ El Fna s’intéressent au cinéma

Projection en plein air des films du FIFM: Quand les badauds de Jamaâ El Fna  s’intéressent au cinéma

Ils intéressent davantage les badauds lorsqu’une star y est reçue et un long-métrage y est diffusé, comme dans le cadre du Festival international du film de Marrakech qui se poursuit jusqu’au 12 décembre. Mais est-ce que le public debout reste jusqu’à la fin des projections ?

Chacun à sa fantaisie  

Après le passage, mercredi soir à 18h, du réalisateur sud-coréen, Park Chan-Wook sur la scène de la place Jamaa El Fna, certains festivaliers étaient aperçus en train de quitter les lieux.
C’est le cas d’un couple italien. «Je ne compte pas rester jusqu’à la fin du film. Je suis venue voir seulement le réalisateur. Je l’aime bien ! Il est fort !», confie l’épouse à ALM. Entre-temps, la projection de «Joint Security Area» dudit réalisateur est déjà lancée.
Pour sa part, ALM se faufile davantage dans la foule pour échanger avec d’autres festivaliers. «Je ne peux pas voir le film en entier. Je rentre du boulot dans un état de fatigue extrême. Je n’en ai que pour cinq minutes. Je me suis arrêté devant l’écran pour avoir une idée sur le film projeté, c’est tout !», indique un jeune prénommé Lhoussaine qui se tenait parmi un public composé également de jeunes dames. «C’est pour la première fois que j’assiste à une projection en plein air ! Déjà l’idée est bonne ! Après je vais voir si je pourrai rester debout pour voir tout le film», avance une demoiselle.
Et si certains ont accepté de se livrer aux questions d’ALM, d’autres, marocains tout comme étrangers, ont refusé. «Je n’ai pas le temps!», lance une touriste en français. Parallèlement, d’autres cinéphiles ont été aperçus en train de s’éloigner de la scène pour mieux voir l’écran fort probablement. Mais est-ce que la projection en plein air profite à tout le monde ?

Loin des yeux, proche des oreilles

Pour répondre à cette question, la rédactrice de ces lignes s’est rendue à un restaurant-café donnant sur l’écran perché. Bien que la distance séparant les locaux de l’estrade s’estime, selon le gérant du restaurant, à environ 200 mètres, l’image est clairement visible et le son demeure de bonne qualité. «Je suis sûre que les personnes se trouvant en face de l’écran entendent très bien les paroles des personnages! Là on est un peu loin de l’écran mais on arrive à entendre quand l’ambiance est calme !», constate Sylvie, rencontrée dans le restaurant. En effet, lorsque les sons émis par les flûtes des ghyates à Jamaa El Fna cessent, les cinéphiles peuvent suivre le film quand ils se tiennent loin de l’écran. Aussi, les images demeurent bien visibles à moins que la fumée des rôtisseries ne s’élève dans l’air !

Et ce n’est pas tout pour Sylvie qui a, à son tour, préféré ne voir que quelques séquences du film projeté. «Ce qui est bien, c’est que le public peut accéder gratuitement aux films contrairement à d’autres festivals de par le monde. D’autant plus qu’on ne voit les stars qu’à la télé !», enchaîne-t-elle en précisant avoir fréquenté le restaurant juste pour manger.
Si la dame a apprécié l’idée des projections en plein air, d’autres étrangers ne sont pas du même avis. Ils ont plutôt des points de vue divergents. «ça dérange !», avance un touriste américain rencontré dans le restaurant. «Mais cela rentre dans le cadre du festival du film monsieur!», répond ALM. «Dans ce cas, c’est intéressant !», se rattrape l’Américain relativement avancé en âge.

Depuis la terrasse des locaux, le film semblait toucher à sa fin et… oui ils étaient encore là.
A 19h30, ALM revient près de la scène. Certains cinéphiles étaient toujours là devant l’écran. D’autres sont attirés par l’écran et s’arrêtent pour voir quelques séquences du film. Tel était le cas d’un garçon qui a stationné sa bicyclette pour se figer devant l’écran et d’un jeune couple qui semblait content qu’un film soit diffusé en plein air et a fait le choix de regarder le film. C’est donc des projections qui intéressent tout un chacun ! et dès que le générique défile, la foule se disperse.

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