décembre 18, 2017

 

Samia Abbari: «Pour moi, la renommée c’est d’être appréciée par le milieu artistique marocain»

Samia Abbari: «Pour moi, la renommée c’est d’être appréciée par le milieu artistique marocain»

Entretien avec Samia Abbari, actrice et animatrice

ALM : Les lecteurs voudraient certainement savoir qui est Samia Abbari…

Samia Abbari : Je suis née au Maroc dont je porte la nationalité et où j’ai décroché mon baccalauréat. Je suis partie depuis 24 ans en Italie. C’est là-bas que  j’ai intégré le marché de l’emploi, à commencer par le mannequinat puis une série de publicités pour différentes sociétés de make-up. Après 11 ans à Milan, je suis partie à Rome où j’ai poursuivi mes études pendant quatre ans à l’Institut de personnification et de théâtre à Rome. Ma carrière d’actrice allait donc  commencer puisque j’ai incarné plusieurs rôles pour la télévision en Italie. J’y ai même fait du cinéma. Tout cela m’a permis de gagner en renommée. De plus, la télévision d’Etat italienne m’a proposé une émission dédiée à la mode. Et depuis, des programmes du genre se sont enchaînés. Par la suite, j’ai animé des émissions de mode pour le compte d’une chaîne de l’ex-président italien, Silvio Berlusconi.

Envisagiez-vous de vous limiter à la télévision italienne ou est-ce que vous aviez des ambitions bien plus loin ?

Mon parcours s’est poursuivi dans la télévision italienne en tant qu’animatrice jusqu’à ce que j’aie exaucé mon souhait en cuisine et alimentation pour lesquelles je me passionne. Dans ce sens, je présente, depuis 2009, une émission culinaire hebdomadaire qui, après avoir eu un bon écho auprès du public, est diffusée du lundi au vendredi. Le succès de ce programme m’a incitée à écrire un livre dédié à la cuisine en italien. Pour l’heure, je veille à sa traduction en langue arabe pour être présenté prochainement au Maroc. En 2015, j’ai reçu l’offre de représenter le Maroc lors du Salon international de l’alimentation. J’ai fièrement représenté mon pays bien que j’aie donné l’impression d’être italienne. C’est comme ça que les Marocains m’ont connue lors du National Day du Maroc au Salon marqué par la visite de SAR la Princesse Lalla Hasnaa. Après cette manifestation, j’ai été contactée par les organisateurs du festival de Marrakech pour animer cette grand-messe cinématographique. C’était ma première expérience en langue arabe !

Vous étiez de passage au Maroc. Etait-ce pour y passer des vacances ou pour monter des projets ?

Au Maroc, j’ai fait plusieurs rencontres avec des personnes œuvrant dans le domaine artistique. C’était aussi une occasion pour être invitée au Festival du cinéma à Tanger. Cela m’a permis de voir des films marocains. J’ai vu que nous avons, entre autres, des films comiques intéressants. Lors de ce festival, j’ai pu avoir de nouveaux contacts et de nouvelles propositions artistiques, télévisées et cinématographiques marocaines.

Pourriez-vous nous donner un avant-goût de ces projets ?

Déjà, je trouve qu’il y a beaucoup d’opportunités au Maroc, notamment dans le domaine artistique qui évolue rapidement. Pour moi, l’art ne se limite pas à la personnification ou à l’animation, il englobe aussi la créativité. Et pour répondre à votre question, j’ai l’idée d’un projet en stylisme dédié aux accessoires en design italien avec une touche marocaine. Aussi j’ai des projets télévisés au Maroc à l’instar d’un programme culinaire ou de mode avec un nouveau concept qui pourra réussir dans l’immédiat. Et si je reçois l’offre d’un rôle en cinéma, pourquoi pas ! Ce qui importe c’est que le scénario soit intéressant pour moi et pour le public marocain. En tout cas, je peux interpréter des rôles en arabe, en français, en italien et un peu en espagnol.

Le public vous a découverte pour la première fois au festival de Marrakech. Qu’est-ce que cela vous a-t-il fait comme effet ?

C’est une expérience dont tout Marocain peut être fier après des années à l’étranger. La première opportunité est d’être connue par le public marocain bien que je sois star en Italie. A son tour, la presse marocaine dans l’ensemble semble m’avoir  appréciée. Aussi, le festival m’a donné envie de retourner au Maroc pour y monter le projet d’une émission.

Envisagez-vous de vous contenter de la personnification ou allier celle-ci à l’animation ?

Il est impossible de se séparer de la personnification pour un acteur. Cela coule dans mes veines. Quant à l’animation, c’est aussi une sorte de personnification sans être obligée de se glisser dans une autre peau. Dans l’ensemble, je ne pourrai pas dissocier les deux.

Vous avez certainement pu nouer des relations au Maroc…

Tout comme en Italie, j’ai pu nouer des relations avec plusieurs artistes à l’instar de Bouchra Ahrich, voire des journalistes. Dans l’ensemble, j’ai pu créer des contacts avec plusieurs personnes œuvrant dans différents domaines à l’instar de businesswoman. J’ai aussi des relations avec des MRE installés en Italie qui m’encouragent.

Comment travaillez-vous votre renommée ?

La renommée que j’ai gagnée en Italie me permet d’être à l’aise dans mon pays. La renommée consiste, à mes yeux, à être appréciée par le milieu artistique marocain. C’est ce qui m’intéresse pour le moment !

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