Soukaina Darabil: «Il n’existe pas un cinéma réel au Maroc»

Soukaina Darabil: «Il n’existe pas un cinéma réel au Maroc»

Entretien avec Soukaina Darabil, comédienne

ALM : Vous vous affichez en ce mois de Ramadan dans le sitcom «Lkhawa» de Driss Roukh diffusé sur la 2ème chaîne 2M, que représente pour vous cette expérience et comment est née l’idée de votre participation ?

Soukaina Darabil : Ce n’est pas la première fois que j’obtiens des rôles dans une production audiovisuelle. J’ai joué dans diverses productions mais c’est la première fois que je participe avec Driss Roukh. Celui-ci m’a fait confiance en me confiant un rôle dans ce sitcom. C’était un plaisir de travailler avec lui. Il sait bien diriger les acteurs. Je n’ai pas trouvé de difficultés avec lui. On se comprend facilement car on détient la même culture. Je peux dire que le personnage de Soukaina c’était ma propre proposition. Je l’ai proposé au réalisateur et il a apprécié. Vous savez, dans un sitcom, des personnages ne doivent pas passer inaperçus. C’est pour cette raison que j’ai essayé de chercher le personnage de «Soukaina», une personnalité débile, innocente, plaisante qui parle d’une façon spontanée.

Comment s’est déroulé le tournage du sitcom ?

Le tournage s’est bien déroulé. La boîte de production nous a assuré toutes les conditions de travail. C’était une belle expérience. Je m’estime chanceuse d’avoir joué dans ce sitcom aux côtés d’une sélection de comédiens.

L’accent avec lequel vous parlez dans ce sitcom a suscité autant de réactions négatives sur les réseaux sociaux chez les Safiots. Qu’en pensez-vous ?

Le succès crée parfois des ennemis. Mais tout ce que je peux dire à ce sujet c’est que à la fin de chaque épisode, je reçois des réactions positives auprès d’une grande partie de gens dont des Safiots. Pour éclaircir les choses, dans le sitcom «Soukaina» vit à Safi mais est issue d’un douar situé dans la région de Abda. Les téléspectateurs vont remarquer que chaque comédien a trouvé sa façon de parler. D’autant plus, le sitcom met en valeur la région de Abda. D’ailleurs, la plupart des scènes tournées mettent en exergue les atouts de cette région, son patrimoine, l’art de l’Aïta, et son artisanat traditionnel.

Pourquoi on ne vous aperçoit pas dans des films cinématographiques ?

Il n’existe pas un cinéma réel au Maroc. Je préfère participer dans des projets qui apportent une valeur ajoutée à ma carrière. 

Des projets à venir ?

Actuellement, j’essaye de passer ce mois sacré avec ma famille. Il y aura un projet d’un long métrage dont le tournage aura lieu en septembre.

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