«The Gunman»: Sean Penn, dingue de la gâchette

«The Gunman»: Sean Penn, dingue de la gâchette

Pourtant l’acteur lauréat de deux oscars, doublés de plusieurs nominations à la statuette chauve, n’est pas un coutumier de ce type d’opus. Mais pourquoi pas ? Il a le cran, il a les nerfs, il a la gueule du service, et c’est un sacré bon acteur. Tous les ingrédients pour donner corps à un personnage de grande facture.

Pour Sean Penn, qui est habitué à des rôles sur mesure, dans des films d’auteurs, il est ici question d’essayer un autre registre, de donner dans une autre forme d’acting pour explorer plus loin ses propres limites. Donc, il s’essaie à la vitesse des scènes, aux courses-poursuites et autres folies de la gâchette. Pour «The Gunman», il joue le personnage de Jim Terrier. C’est un tueur à gages international, un bonhomme expérimenté, qui a décidé de poser les armes pour prendre sa retraite et tirer un trait sur son passé tourmenté. Mais, comme on peut le deviner, on ne va pas le laisser tranquille, loin des tueries et des cadavres qui s’enchaînent. 

Jim est donc rattrapé par son passé lorsque le chef de l’organisation pour laquelle il travaillait a mis sa tête à prix. De tueur, il est aujourd’hui dans la ligne de mire de ses ex-employeurs. Jim est obligé de se lancer dans un combat sans merci en sillonnant le monde contre les organisations les plus puissantes. Très vite, il découvre que la femme qu’il  a aimée autrefois est elle aussi la cible des assassins qui le traquent, ce qui vient pimenter davantage ce film à la fois nerveux et haletant.

Rien de bien nouveau sous le soleil de Hollywood. Pourtant, Sean Penn donne une saveur tout autre à ce film. Tout le poids de cette production repose sur ses épaules et il les a assez larges pour offrir un bon spectacle, sans jamais en rajouter. Il est le Sean Penn de toujours, juste dans un rôle plus physique. Il est aussi épaulé par un très bon Driss Elba, toujours aussi sobre et juste. Sans oublier Javier Bardem, qui n’en fait jamais des tonnes, mais crève l’écran juste parce qu’il est là. Avec la présence de Ray Winstone, grand gaillard des seconds rôles, c’est une très belle distribution pour ce qui est déjà annoncé comme le blockbuster de l’été 2015. Ça déménage dur, les hommes tombent comme des mouches, l’image est léchée, le montage nerveux, «Gunman» tire dans le mille.

Réalisé par Pierre Morel
Avec Sean Penn, Jasmine Trinca, Javier Bardem

 

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