Un café avec…Omar Lotfi Comédien

Un café avec…Omar Lotfi Comédien

ALM : Café ou thé ?

Omar Lotfi : Thé à la menthe, mais avec un pain spécial, « L’mahrach », de la bonne huile d’olive, du thym, du bon fromage et on peut attaquer la journée avec joie. J’ai toujours senti que le café altérait mon humeur, alors rien de tel qu’un bon thé fumant (Mchahhar).

Depuis le film «Casanegra», tu es devenu un acteur incontournable dans le paysage du cinéma marocain. Sens-tu que tu as atteint une certaine maturité en tant que comédien ?

La vérité, depuis ce film, j’ai beaucoup tourné. J’ai eu des offres de plusieurs réalisateurs dont je respecte le travail. J’ai touché à plusieurs approches et des univers différents. Mais  je pense que la maturité vient avec le temps. J’ai surtout gardé la tête sur les épaules. Sans aucune prétention, je suis resté au plus près de mon métier d’acteur. J’apprends toujours. Et à chaque tournage, c’est une occasion pour moi de me perfectionner, de corriger certaines erreurs, de faire le point sur ma carrière pour savoir où je veux aller et ce que je veux présenter au public comme jeu d’acteur.

Tu vas bientôt tourner un autre film, c’est ça ?

Oui, tout à fait. Je travaille sur un projet avec le réalisateur Mohamed Ismaïl. J’y partage l’affiche avec un autre acteur de talent Fahd Benchemsi. Il s’agit d’une chronique sociale comme Simohamed (Ismaïl) sait les faire. L’histoire d’un homme qui veut s’en sortir, qui se sent poursuivi par le passé et qui tente par tous les moyens de plier cette page et réaliser enfin qui il est vraiment.

On a aussi appris que tu vas remettre le couvert avec Talal Selhami ? Vrai ou faux ?

Bonne pioche. C’est prévu. Avec Talal  Selhami, qui m’avait offert un rôle dans son film «Mirages», nous sommes sur un réel film d’horreur, intitulé «Achoura». Des effets spéciaux, de l’épouvante, un truc assez costaud et inhabituel.

On sait aussi que tu écris en cachette…

Non, pas en cachette (rires). C’est vrai, j’ai écrit un court métrage de bout en bout, mais je ne vais pas le tourner. J’avais besoin de le faire, c’est fait. Maintenant il faut rester focalisé sur ce que je fais le mieux.

Et pourquoi tu ne veux pas t‘essayer à la réalisation, comme d’autres ?

Non, je ne veux pas m’éparpiller. Je suis acteur, c’est ce que je sais faire. J’estime qu’il faut rester concentré sur son travail, et ne pas courir plusieurs lièvres à la fois. Des fois, on se rate et on ne réussit ni dans l’acting ni dans la réalisation, encore moins dans l’écriture.

On en arrive à la question qui fâche : que penses-tu du cinéma marocain et sans langue de bois ?

J’ai un regard très positif sur ce qui se fait dans le cinéma national. Et c’est sans complaisance. Il y a des hauts et des bas, mais le cinéma national bouge. Il y a de très bonnes choses qui se font. Il y a de grands acquis. Et cela on le voit lors des festivals à l’étranger. Les spécialistes ont un regard sur notre cinéma. Il est apprécié, jugé novateur avec  de réels univers individuels.

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