Un film tourné en pleine crise syrienne : «Echelle pour Damas» en ouverture du FICM de Tétouan

Un film tourné en pleine crise syrienne : «Echelle pour Damas» en ouverture du FICM de Tétouan

C’est parti pour le vingtième Festival international du cinéma méditerranéen (FICM) de Tétouan. La cérémonie d’ouverture de cet événement cinématographique s’est distinguée, samedi 29 mars, par l’hommage rendu aux deux grands cinéastes marocain et syrien, Abdelkrim Derkaoui et Mohamed Malas. A l’instar des années précédentes, «cette vingtième édition rend hommage à des icônes du cinéma méditerranéen pour leurs œuvres ou leurs itinéraires exceptionnels», selon les organisateurs.

Après avoir suivi des études à l’Ecole supérieure nationale de cinéma, de théâtre et de télévision de Lodz (Pologne), Abdelkrim Derkaoui a décidé de rentrer au bercail et d’entamer son parcours professionnel au Centre cinématographique marocain (CCM). Seulement deux ans après il a quitté le CCM pour exercer comme enseignant, puis directeur de la photographie aux côtés de plusieurs réalisateurs marocains, dont Hakim Nourri, Saad Chraïbi, Hassan Benjelloun, Kamal Kamal, Jilali Ferhati et Abdelkader Lagtaâ.

Il a ensuite fait ses preuves en tant que cinéaste, en enrichissant le cinéma marocain par ses films, notamment  «Zankat Caira » (la rue du Caire) et «Naoura», qu’il a co-réalisé avec feu Driss Kettani. Il est le réalisateur de «Chadaya Al Madi» et «Tarik Sahih», au profit respectivement de la RTM et 2M.

Intervenant lors de cette cérémonie d’ouverture, Abdelkrim Derkaoui s’est dit très touché d’être honoré lors ce festival, dont il a pris l’habitude de prendre part, et ce, depuis le lancement, en 1985, de sa première édition. «Je me comporte depuis comme membre de l’équipe d’organisation de ce festival et que je considère comme le mien», affirme-t-il.

Désigné à la tête du jury de ce vingtième festival de la catégorie long-métrage, Mohamed Malas a suivi ses études supérieures à l’Université de Moscou, où il a obtenu, en 1974, son diplôme de mise en scène. Comparé à d’autres réalisateurs, ce célèbre cinéaste syrien n’a pas à son actif beaucoup de films. Pourtant la qualité de son œuvre en fait l’un des meilleurs metteurs en scène arabes de tous les temps.

Source intarissable d’inspiration, le quotidien des gens lambda est dépeint dans toute son œuvre, notamment «Le rêve» (1988), «La nuit» (1993), «Passion» (2005)… En l’honneur de Mohamed Malas, les organisateurs ont programmé son film «Echelle pour Damas» en séance d’ouverture.

Ce long-métrage de 97 minutes est tourné, en 2012, en pleine crise syrienne. «Echelle pour Damas» raconte l’histoire de Ghalia, qui veut reconstituer la vie et les souvenirs de Zina. Il s’agit d’une jeune fille, morte noyée le jour de la naissance du personnage principal de ce film. Ghalia part pour Damas pour étudier le cinéma et devenir actrice.  L’idée est de réaliser son rêve d’interpréter le personnage de Zina.

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