«Une urgence ordinaire» : Mohcine Besri dévoile des maux de notre société

«Une urgence ordinaire» : Mohcine Besri dévoile des maux de notre société

Sa sortie nationale prévue à partir du 26 février 2020

Sélectionné au Busan International Film Festival (plus important festival de cinéma en Asie) et à la compétition officielle du Festival international du film de Marrakech en 2018, «une Urgence ordinaire» est interprété par une sélection d’acteurs marocains : Fatima Zahra Bennacer, Ayoub Layoussifi, Younes Bouab, Said Bey, Ghalia Benzaouia, Hakim Noury, Zakaria Atifi et Rachid Mustapha.

C’est dans l’ambiance bruyante de l’hôpital de Casablanca que les histoires des différents personnages s’entremêlent. A la fois poignant et ironique, ce film de 85 minutes relate l’histoire de Zahra et Driss, un couple de condition modeste, pris dans une course contre la montre pour sauver leur fils Ayoub (6 ans) qu’ils emmènent aux urgences de l’hôpital public de Casablanca. Sur place, ils rencontrent le frère de Driss, Houcine, avec qui ils sont en froid depuis des années. En pleine remise en question, ils vont tous aller au bout d’eux-mêmes dans l’espoir de sauver Ayoub. En même temps, Ali, jeune homme victime d’un chagrin d’amour particulier, est conduit en urgence dans le même hôpital après une tentative de suicide.

Il devient camarade de chambre du petit Ayoub et se balade dans l’hôpital en cherchant à révéler les contradictions de chacun, mais aussi ses peurs et ses espoirs secrets. Le destin des deux patients est entre les mains de Tariq, un médecin consciencieux et surmené, qui a abandonné une carrière prometteuse au Canada pour venir en aide à ses compatriotes. Pour le réalisateur, «Une urgence ordinaire» se penche sur la question de la responsabilité individuelle et collective. «Il ausculte un système défaillant, mais aussi des thèmes plus vastes tels que la pauvreté et les migrations». Mohcine Besri y soigne chaque détail, chaque image, pour présenter une métaphore des maux de notre société, explique-t-il.

Et d’ajouter que «c’est au Maroc, terre de ma jeunesse, que j’ai voulu ancrer cette histoire universelle, celle de deux parents confrontés à la souffrance d’un fils et à la cruelle réalité du monde actuel, où l’argent, la cupidité, la course au profit, questionnent les liens familiaux, l’entraide et la solidarité». Le film tente de s’éloigner des discours moralisateurs et des jugements et se promet d’être une invitation à la réflexion, mais surtout à raconter une histoire humaine, où le destin des personnages se joue loin des clichés habituels. Distribué par Canal4, «Une urgence ordinaire» sera projeté dans les salles de Casablanca, Marrakech, Rabat, Tanger, Fès et Tétouan.

A propos du réalisateur

Mohcine Besri est né à Meknès en 1971, après des études de physique-chimie à la Faculté de Rabat et quelques petits rôles dans différents films, il part en Suisse pour faire des études d’informatique, il travaillera dans la finance avant de devenir enseignant de mathématiques, en parallèle il revient au cinéma, mais cette fois pour raconter des histoires. Après quelques expériences dans l’assistanat, il tourne deux courts métrages, coécrit «Opération Casablanca», un long-métrage réalisé par Laurent Nègre, avant de monter Tamawayt Productions et de produire et réaliser son premier long-métrage «Les Mécréants». Il vit actuellement entre le Maroc et la Suisse.

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