Cirque : Le Cnac en tournée au Maroc

Cirque : Le Cnac en tournée au Maroc

Le Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne (Cnac) effectue une tournée au Maroc depuis le 10 mars. Au cours de cette tournée, il présente son nouveau spectacle «Âm» dans cinq villes du Royaume. Oujda est sa première étape du 10 au 16 mars, suivront les villes de Meknès du 23 au 29 mars, Rabat du 4 au 10 avril, Marrakech du 16 au 22 avril et Agadir du 28 avril au 4 mai.
«Âm» est un spectacle de fin d’études assuré par la 22ème promotion dudit centre, avec une mise en scène de Stéphane Ricordel, assisté par Patrice Wojciechowski. La scénographie est assurée par «art&Oh» de Benoît Probst. La création lumière et vidéo est l’œuvre de Julien Boizard. Les autres contributions sont signées par Marc Bretonnière (création son), Jeanne Roualet (création costumes), Juliette Christmann et Atelier Bütsch’s (conception costumes). Quant au spectacle en lui-même, il est présenté par 18 étudiants qui démontreront que chaque homme porte en lui l’immensité d’un monde solitaire mais peuplé du bruit des autres. En se repliant sur lui-même, l’être humain trouve refuge dans son propre égo mais s’isole et marque ses distances par rapport aux autres. «Cela le pousse à inventer sa propre mélodie parmi le charivari pagailleur du quotidien, parfois contre l’écrasant vacarme de la collectivité omniprésente», précise la note de présentation du spectacle. A travers leur présentation qui dure 1h40 mn, les étudiants des arts du cirque essaient de faire partager des instants de joie, des éclats de rires, des amours, des pensées et des illusions : C’est la matrice artistique qui sous-tend ce spectacle. Guidés par Stéphane Ricordel, membre fondateur des célèbres Arts-sauts, les étudiants qui présentent le spectacle d’Oujda dans une scénographie mobile où l’air, l’eau et l’image dessinent l’espace, laissent transpirer leurs émotions à travers l’acrobatie, le risque, l’éphémère et l’immédiat. Leur démonstration en mouvements aérobic tente de cautionner la fougue et la fragilité de la vie. Aussi le Centre national des arts du cirque est-il présenté comme lieu d’apprentissage et d’expression où l’on apprend seul à dompter une corde volante, à jouer les acrobates, à dominer le mât chinois, à marcher sur un fil… Dans «Âm», toutes ces pratiques et aussi le cadre aérien, les équilibres, les portées et la bascule hongroise sont proposés par la 22e promotion. On apprend, donc, seul, à deux parfois, et on vit ensemble. C’est ce que raconte «Âm». Dans une déclaration à la presse, Stéphane Ricordel explique que l’acrobatie au cirque est un vocabulaire générique qui combine deux figures fondamentales, à savoir le salto et la vrille. Tout comme avec des traits et des points, le morse compose toutes les lettres de l’alphabet, l’acrobatie s’écrit par association et variation de ces deux éléments, réalisés dans un sens ou dans l’autre, selon différents axes, par demie ou complète rotation, au sol, sur fil, au cadre aérien ou encore sur un mât chinois.

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