Colloque international sur «Le Morisque» de Hassan Aourid

Colloque international sur «Le Morisque» de Hassan Aourid

Les différents regards et interprétations données à travers le temps à l’histoire des Morisques seraient au centre d’un think tank qui ne regroupera pas moins de 30 doctorants en science politique et en histoire. Ces hommes d’idée représentent des Universités du Maroc, de France et d’Espagne et ne seront pas sans animer un débat des plus intéressants à Laayoune et Smara du 16 au 20 janvier 2013 lors d’un séminaire sur le thème «Le Morisque: une mémoire pour l´épistémologie d´une Méditerranée en devenir». A quel point l’Histoire a-t-elle rendu justice à ceux qui, dans le temps, constituaient une minorité importante dans le Royaume de Valence, la vallée de l’Èbre et l’Andalousie orientale?
Ce rendez-vous culturel entend donner une lecture du livre de Hassan Aourid «Le Morisque», ouvrage qui vise à faire connaître l’histoire mal connue des «Morisques». A la lecture du Morisque, l’on sort souvent avec l’idée que cette minorité qui a tant donné à la civilisation des deux rives de la Méditerranée, a connu une véritable injustice. Selon Hassan Aourid, «ces gens sont des victimes parce qu’outre leur déportation, ils ont été accusés d’être de mauvais musulmans ou traités de chrétiens de Castille».
Si l’on se base sur les dires des professeurs El Arbi El Harti, spécialiste en études hispaniques de l’Université Mohammed V-Agdal, et Bachir Edkhil, président de l´association organisatrice du séminaire «Alter Forum», l’Histoire en tant que produit humain est largement conditionnée par des enjeux politiques, économiques, religieux et sociaux, en fonction de la conjoncture. A l’encontre de cela, le colloque que le Sud marocain va héberger s’inscrit donc dans une idée de rendre justice historique à cette communauté, en permettant une analyse et interprétation dans un contexte encore plus large du vécu des Morisques. Il s’agit, selon les deux professeurs, «d’une nouvelle lecture de l´avenir méditerranéen qui est un espace herméneutique sur une communauté qui a marqué par son absence l’Espagne et par sa présence, les pays où elle s’est installée, spécialement, le Maroc, dont l’intégration a nourri une société, déjà plurielle et interculturelle, de nouveaux modèles de vie et de pensée, qui ont influencé l’économie, la politique, la culture, la gastronomie et l’urbanisme, etc».

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