Cyberécole : Le web en apprentissage

Cyberécole : Le web en apprentissage

Internet existe au Maroc, mais très peu de gens savent ou osent l’utiliser. Aussi, le nombre d’internautes et d’abonnés à Internet semble dérisoire par rapport aux chiffres qui sont avancés dans d’autres pays étrangers. C’est cette réalité, qui a poussé l’association marocaine pour la promotion d’Internet (MISOC) créée en 1994,  de lancer un projet de cyber-école. Dans ce sens, Abdelaziz Hilali, le président de cette association basée à Rabat au siège de l’Institut national des postes et télécoms (INPT) déclare : «Au Maroc, il existe aujourd’hui 104.000 abonnés à Internet et le nombre d’internautes ne dépasse pas 2 millions à 2 millions et demi». Et d’ajouter : «Ces indicateurs sont assez mauvais quand on les compare avec d’autres pays qui ont le même niveau de développement».
Ainsi, le lancement du projet de cyberécole viendrait pallier cette situation, et augmenter le nombre de navigateurs sur Internet. Ce projet consiste en gros selon son initiateur, à former le plus grand nombre possible de personnes au niveau de tout le Royaume. Pour ce faire, des animateurs seront choisis et sélectionnés pour se déplacer dans les différentes villes du Maroc qui sont connectées à Internet. Actuellement, on recense, prés de 2 000 centres, toutes catégories confondues, qui sont connectés à Internet. Ils concernent des centres de jeunes, des écoles, des clubs informatiques et des cybercafés.
Ainsi, ces animateurs qui seront choisis par le MISOC et formeront eux-mêmes d’autres personnes qui se chargeront de leur part à enseigner et sensibiliser à l’utilisation d’Internet. «On aimerait réaliser un effet boule de neige, pour arriver à un résultat optimal, à savoir la diffusion des connaissances sur Internet et augmenter le nombre d’internautes» souligne Abdelaziz Hilali. Pour mener à bien cette formation, le MISOC s’est allié avec l’UNESCO et d’autres organismes de soutien comme le FNUAP pour préparer un kit pédagogique. Ce même kit regroupe un manuel pour le formateur et un second pour l’utilisateur. Côté formateur, ce dernier possède un manuel qui permettra selon les initiateurs, d’assurer une uniformisation de la formation ainsi qu’une unification des concepts et des méthodes pédagogiques. Chaque formateur disposera d’une copie de ce manuel et sera tenu de la respecter. Ce manuel comporte tous
les détails nécessaires pour que
le formateur optimise parfaitement son crédit horaire réservé à la formation, une moyenne de 16heures. Ce manuel sera disponible dans une première phase dans deux langues : l’arabe et le français. Selon le contexte et la cible, l’une ou l’autre langue sera utilisée. A l’issue de cette formation, l’animateur devra être capable d’initier les apprenants sur quatre phases successives et complémentaires. Il s’agit d’initier à des généralités sur Internet, à la maîtrise de l’utilisation des outils de navigation, à la maîtrise de l’utilisation des outils de recherche, et enfin à la maîtrise de l’utilisation des outils de messagerie électronique.
Concernant le manuel de l’utilisateur, ce dernier devra permettre à l’apprenant de suivre la formation en quatre phases. Il lui permet de réviser les leçons avant et après les séances de cours, ce qui maximisera son apprentissage, accélérera et facilitera considérablement son intégration dans l’utilisation des outils d’Internet. Ce document est également un moyen de communication  au sujet d’Internet et de la formation, ce qui augmentera encore la possibilité de promotion d’Internet au niveau des foyers et des groupements des jeunes. A l’issue de cette formation, l’apprenant devra être en mesure de connaître le fonctionnement basique d’Internet, se connecter à un réseau d’Internet via des outils de base, naviguer sur le net, ainsi qu’effectuer une recherche intelligente sur le web.
Le kit pédagogique est en phase finale et le projet de cyberécole devrait démarrer très prochainement. «Nous attendons uniquement le soutien financier dont nous avons besoin pour pouvoir déplacer dans les
maisons de jeunes et autres cybercafés dans le pays pour débuter les cours de cyberécole. Une façon
de répandre l’utilisation d’Internet dans tout le Maroc et de démystifier cet outil qui n’est pas encore généralisé.

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