Dans un nouveau téléfeuilleton ramadanesque : Hamid Ziane traite du rapport de la femme avec l’environnement

Dans un nouveau téléfeuilleton ramadanesque : Hamid Ziane traite du rapport de la femme avec l’environnement

Le rapport de la femme à l’environnement fait l’objet d’un nouveau téléfeuilleton ramadanesque amazigh intitulé «Eddaya» (Le lac). Cette œuvre télévisée est, selon le réalisateur, Hamid Ziane, scénarisée par Hassan El Hayel et Mohamed Bilal. Le tournage étant, selon M. Ziane, prévu de démarrer le 20 janvier à Ifrane.

Dans les faits, ce téléfeuilleton qui sera, comme il le précise, projeté exclusivement sur la chaîne amazighe en Ramadan prochain, aborde l’histoire d’une femme médecin issue du milieu citadin qui sera affectée après ses études dans un village de l’Atlas abritant un lac. Une fois qu’elle y est, il s’avère que ce lac est empoisonné. Une idée à laquelle elle tient. Cependant, des charlatans inculquent à l’esprit des villageois l’idée que ce lac est hanté par des démons. C’est pourquoi le médecin entame des recherches qui lui permettent d’aboutir à l’existence d’un réseau de contrebande de déchets qui y jette des détritus empoisonnés. Chose qui crée un conflit entre elle et ce lobby de contrebandiers et l’amène à les dénoncer à la police. «Ainsi le téléfeuilleton sera plein d’action», enchaîne le réalisateur. Au-delà du militantisme de la femme pour l’environnement, cette œuvre se veut également, selon ses dires, de défendre la création d’un environnement sain pour les habitants de la région.

L’option pour la chaîne amazighe pour une telle œuvre produite par la SNRT et la société Spectop dirigée par Yassine Janah, se justifie, comme le rappelle Hamid Ziane, par le taux d’audience élevé de cette chaîne qui draine un grand public de «drama» en amazigh dans l’Atlas. Et ce n’est pas tout! Ce téléfeuilleton sera diffusé parallèlement en d’autres dialectes, notamment le tachelhit et le tarfifit. Les téléspectateurs n’ont qu’à opter pour la langue qu’ils veulent dans la touche audio de leur télécommande. Quant à ceux qui ne comprennent pas ces dialectes, ils disposent du sous-titrage en langue arabe. «En tant que réalisateur, j’essaie de m’exprimer davantage en image qu’en son tout en mettant la situation en valeur», poursuit-il.         

Pour réaliser cette œuvre, le réalisateur s’entoure d’un casting composé de Rajae Khermaz, Said Amil, Sanae Bahaj et Sandia Taj Eddine outre des talents issus de l’Atlas à l’instar de Said Darif, Mohamed Essaghir et Nabil Ahrir. Dans l’ensemble, les personnages seront au nombre d’environ 160 en plus d’autres comparses et rôles secondaires. «Il n’est pas évident de gérer tous ces acteurs», estime le réalisateur. Hamid Ziane met également l’accent sur la nature de cette fiction, de 30 épisodes en 30 mn, qui traite du sujet sensible de la préservation de l’environnement qui intéresse également le Maroc qui a abrité la COP22 en 2016. Il rappelle aussi que le tournage, qui s’étalera sur environ 12 semaines, aura lieu dans un temps pluvial avec des chutes de neige. «Nous avons accepté de défier ce climat pour ajouter un plus à l’image», souligne-t-il.

A propos du «drama» amazigh, le réalisateur estime que celui-ci est en évolution rapide et a un grand public. «Je suis content de contribuer à ce «drama» qui s’est lancé dernièrement», se félicite-t-il.

Outre «Eddaya», Hamid Ziane lancera, dès le 31 janvier, son nouveau long-métrage «Pile ou face». Y prennent part les acteurs Mohamed Khouyi, Thouria Alaoui, Abdesslam Bouhssini, Khouloud, Rajae Khermaz, Soukaina Darabil, Benabdellah El Joundi, Abdelkader Bouzid, également producteur, et bien d’autres. Selon Hamid Ziane, ce film traite de «l’adultère en abordant notamment l’intolérance de l’homme au cas où la femme entreprend cet acte». Un sujet que le réalisateur qualifie de sensible!

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