De Vabres : «La mondialisation a ses risques»


ALM : Quelles sont vos impressions en assistant au Festival des musiques sacrées ?
Renaud Donnedieu de Vabres : J’étais vraiment ravi. C’est la première fois que je visite la ville de Fès. A l’occasion de cette douzième édition du Festival des musiques sacrées, j’ai rencontré plusieurs responsables marocains et parmi eux le ministre de la Communication, Nabil Benabdellah. L’objet de cette rencontre était de discuter d’un partenariat entre les deux pays. Cette coopération sera axée principalement sur les défis de ce siècle en matière de communication. Lors de cette rencontre, mon homologue accompagné de ses conseillers a émis une série de suggestions autour desquelles nous allons construire ce prochain partenariat.

Quelles ont été ces suggestions ?
Les suggestions sont nombreuses et intéressantes. Nous avons notamment discuté des modalités d’un partenariat dans le secteur des médias et de l’information. Nous allons faire en sorte d’instaurer un contrat continu pour un échange de formation dans les métiers de l’information et de la communication. Ce programme doit être encore plus enrichi et sera appuyé par une coopération avec l’Institut national de l’audiovisuel (INA) à Paris. Nous savons qu’il y a déjà près de mille journalistes qui ont bénéficié de ces échanges. Aujourd’hui il s’agit de les renforcer davantage. Par ailleurs, nous avons également évoqué l’entrée de la télévision par ADSL avec l’opérateur Maroc Telecom et des partenariats avec les chaînes françaises comme TF1 à titre d’exemple

La semaine prochaine vous allez discuter du projet de loi de ratification de la convention internationale sur la diversité culturelle à l’Assemblée nationale française. Qu’apporte cette ratification aux relations maroco-françaises ?
Le Maroc fait partie des pays qui ont voté pour cette convention. Je pense personnellement que c’est une valeur essentielle dans le monde aujourd’hui. Il est vrai que la mondialisation a ses bienfaits, mais elle comporte également des risques. Pour que chaque pays conserve son identité propre, il faudrait se donner les moyens de promouvoir sa culture et de la préserver. Dans ce sens, la ratification de cette convention sur la diversité culturelle permet de démontrer que la culture n’est pas une marchandise comme les autres. La France et le Maroc sont unis et partagent cette même idée. Nous allons ainsi prendre des décisions communes en partageant des savoirs dans le domaine du cinéma par exemple.

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