«Dem Meghdour», un film signé Adil Fadili

«Dem Meghdour», un film signé Adil Fadili

«Dem Meghdour » est le titre du téléfilm du réalisateur marocain Adil Fadili qui sera diffusé au mois de Ramadan sur le petit écran. Ce téléfilm a été produit entre autres par la première chaîne de télévision nationale TVM. A titre d’avant-goût, une avant-première a été donnée jeudi dernier au cinéma Rialto à Casablanca. Une avant-première à laquelle ont assisté la quasi-totalité des acteurs du téléfilm, à savoir, Mohamed Bastaoui, Fatéma Ouchay, Mohamed Khalfi, et Saïd Bey pour ne citer que ceux-là. Le téléfilm a été présenté par Hanane Fadili, qui n’est autre que la soeur du jeune réalisateur. Ils sont habitués à travailler ensemble, il a d’ailleurs contribué à la réalisation de la plu part de ses sketchs humoristiques.
Avant de découvrir: « Dem Meghdour », le public a eu droit à quelques extraits des trois autres téléfilms de Adil Fadili, histoire de donner un aperçu de son style de travail et de son oeuvre. Ainsi, les extraits projetés concernaient le téléfilm « Ould Hemria », « Al Mouhima » ainsi que « Ashahida ». Ces trois oeuvres ont un point en commun, ils sont dramatiques, ils relatent des histoires tristes, mais qui font partie de la réalité. Des problèmes vécus par la société et qui sont le plus souvent le fruit d’un certain malaise social.
Les trois extraits projetés traitent de sujets tragiques qui touchent à la mort, au vol, ou au crime. Adil Fadili semble vouloir s’éloigner du genre familial, celui de l’humour et de la comédie. Il adopte un ton sérieux en souhaitant traiter des thèmes et des sujets de société, sujets qui n’ont rien de drôle, et qui tendent plutôt vers le tragique. Ainsi, le dernier-né de Adil Fadili, « Dem Meghdour » ne fait guère exception à la règle, le spectateur sait dorénavant à quoi s’en tenir. Ce téléfilm d’une durée de 90 minutes s’ouvre sur l’image d’une jeune femme, interprétée par Fatéma Atef, dont le visage est en sueur. Elle crie de toutes ses forces. La scène se situe dans un village coupé du monde.
Les cris déchirent le silence de ce village reculé. Jelloul, son mari, mineur de son état, accourt en compagnie de son ami de toujours, Driss, pour lui venir en aide. Après des souffrances insoutenables, Fatéma vient d’accoucher. Fatéma et Jelloul donnent à leur nouveau-né le prénom d’Ahmed. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes dans ce village qui vit en marge de la société. Mais, l’animosité et la jalousie d’autres mineurs, en particulier Kamouni, interprété par Mohamed Bastaoui et son acolyte Abbas, transforme la vie de Jelloul et de sa famille en un vrai calvaire. La haine de Kamouni a fini par avoir raison de Jelloul, qu’il a lâchement assassiné sous le regard de son fils Ahmed. Un meurtre qui traumatisera le petit garçon à vie. Veuve, Fatéma devient l’objet de la convoitise des hommes du village, et ne peut guère garder son fils auprès d’elle.
Elle décide de l’envoyer vivre à la ville chez sa tante pour qu’il puisse entamer des études. Quelques années plus tard, le jeune Ahmed revient dans son village natal. Les temps ont bien changé, mais la haine du fils ne disparaîtra guère de son coeur blessé. Il décide de venger son père. La dernière scène du film est quelque peu choquante, mais veut démontrer de manière forte cette haine qui habite Ahmed, dont le personnage est interprété par Saïd Bey. En somme, «Dem Meghdour» traduit les jalousies qui minent un peuple et qui le mènent à sa perte. Adoptant le style historique, « Dem Meghdour » raconte une tragédie. Une façon pour Adil Fadili « de traduire la souffrance des peuples démunis et qui ne cessent de se battre pour s’assurer une vie respectable »

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