Des courts-métrages en ligne

Des programmes composés de films récents, qui sont là pour témoigner de la richesse et de la diversité de production dans et hors de nos frontières.
Pour accéder aux films diffusés en ligne, il vous suffit d’aller sur des portails de type www.ifilm.com. de télécharger Realplayer et c’est bon ! Compagnie privé basée à Hollywood, iFilm est un guide complet des films en ligne. Médiathèque regroupant plus de 80000 réalisations, elle a comme partenaires notamment Yahoo!, Sony Pictures Entertainment, mais aussi les associations de films indépendants. iFilm offre ses services à l’industrie du divertissement avec la recherche de marché en ligne, des livres commerciaux et des annuaires.
Un seul objectif : offrir à ses internautes toute une palette des films du net… Exemple avec un court-métrage qui s’intitule «Titanic». Si vous avez vu le célèbre film du même nom de James Cameron, oubliez tout ! «La Véritable Histoire du Titanic» n’est pas celle que l’on croit. En effet, il s’agit ici d’un court-métrage français réalisé par Julien Feininger, jeune cinéaste de 28 ans ; l’un des plus vus sur la Toile. Près de 300 000 Web-spectateurs peuvent en témoigner.
L’histoire commence sur une banquise. 2 pingouins jouent tranquillement au flipper… Jusque-là, rien d’anormal ! Et tout irait pour le mieux dans le plus glacial des mondes si l’ombre d’un immense paquebot ne se profilait à l‘horizon… Petite histoire en 3-D, en noir et blanc, qui nous emmène sur un iceberg pas commun du tout, où nos amis à plumes s’éclatent au flipper et roulent en vespas. L’animation est de bonne facture et l’idée pas banale. Pour tous ceux qui veulent revoir la véritable tragédie du Titanic sans avoir la larme à l’oeil… N’hésitez pas, il vous suffit d’aller sur www.ifilm.com et de suivre les instructions !
«La Véritable Histoire du Titanic», est le 2ème court-métrage d’animation de Julien Reininger. Dès sa mise en ligne, en janvier 2001, sur le portail américain spécialisé iFilm, il séduit les internautes et s’affiche au top des courts-métrages d’animation les plus vus.
Aujourd’hui, plus de 285 000 cyberspectateurs l’ont visionné, selon iFilm. Pas mal pour un court français, qui n’a bénéficié que du bouche à oreille électronique comme promo. Car la carrière sur le Net de La Véritable Histoire du «Titanic» n’a rien de programmée. C’est même presque à reculons que son producteur, Benjamin Gans, de la société Guido Films, a décidé de monter au créneau virtuel. Le film, fini en juillet 2000 a mené une vie classique : diffusion dans plusieurs festivals, surtout à l’étranger essentiellement pour rentabiliser les 200 000 F qui ont été nécessaires à la réalisation. L’idée d’une éventuelle diffusion en ligne sur iFilm, portail de référence mais qui n’offre aucune rémunération n’est venue que par la suite. Elle a permis en revanche au court-métrage une belle exposition, les nouveautés étant mises en avant sur la page d’accueil. Et «La Véritable Histoire du Titanic», a été rebaptisée «Titanic, the True Story» pour être accessible au public majoritairement anglophone du portail.
Dès lors, le court-métrage a acquis une notoriété. A partir de sa mise en ligne, il va connaître une nouvelle vie grâce à la Toile et sera diffusé sur le portail Msn.com, sur Yahoo.com. Il bénéficiera même d’un article élogieux dans le magazine «Variety», bible américaine en matière de cinéma, qui a particulièrement apprécié la «fluidité de la technique d’animation». Pour Benjamin Gans, «Ce film dispose des critères qui séduisent les internautes : court (5 min 13), parodique et en version animée». A charge désormais pour Guido Films d’exploiter cette popularité virtuelle. «Nous ne sommes pas rentrés dans nos frais et nous n’avons pas eu de retombées médiatiques en France. Mais l’expérience est pour nous positive : elle nous a permis de voyager, de présenter le film dans des festivals à l’étranger». Cette diffusion sur le Net sert désormais de carte de visite à Julien Reininger, qui planche actuellement sur 2 gros projets : décliner les personnages du «Titanic», dans une série «qui sera vraisemblablement diffusée sur le Net au second semestre 2002», et passer, enfin, à la réalisation d’un long métrage. Titre provisioire : «Lost Generation»…

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *