Des films marocains à Montpellier

Des films marocains à Montpellier

La cité de Montpellier (Sud de la France), possède elle aussi son Festival du film méditerranéen. Cela depuis 27 ans déja. Fidèle à son habitude, ce rendez-vous cinématographique prévoit pour l’édition 2005 du 21 au 30 octobre, un panorama d’œuvres représentatives du cinéma de la Méditerranée. Un cinéma dit d’auteur qui obéit à une certaine sensibilité propre à chaque pays de cette rive. Du 21 au 30 octobre 2005, Montpellier abrite donc ce festival toujours sous le signe de la nouveauté et de la créativité.
En tout, trois sections sont programmées. Il s’agit de la catégorie longs-métrages où 11 films sont en compétition, la section courts-métrages avec 23 films et enfin, la catégorie documentaires avec 10 œuvres. Parmi les pays participants figurent entre autres la France, l’Espagne, la Grèce et le Maroc.
En effet, ce sont trois films de réalisateurs marocains qui entrent en lice pour décrocher le Grand Prix de ce festival. «Mémoire en détention» de Jilali Ferhati, “Amal” de Ali Benkirane et enfin «Une place au soleil» de Rachid Boutounès, le réalisateur de Chanely TV de Hassan El Fad. Cette coproduction franco-marocaine réalisée en 2004 relate l’histoire d’Ahmed, un immigré marocain en France à la retraite après plusieurs années de travail à la voirie de la capitale. Ce personnage est incarné par l’acteur Hamidou Benmassoud.
En reconnaissance pour le dévouement à l’égard de l’Etat français, la mairie de Paris le convoque afin de lui remettre une médaille d’honneur. Au lieu d’être joyeux, son visage est triste et son regard est mélancolique. Derrière la lentille de sa caméra, Rachid Boutounès transmet un message, celui de la nostalgie qu’un Marocain ressent loin de son pays. En servant l’Etat français, le personnage d’Ahmed a senti qu’il a failli à son devoir en tant que citoyen marocain.
La médaille est venue le lui rappeler. Cette explication est une des interprétations que n’importe quel spectateur averti peut donner à ce film de 14 minutes. Ce court-métrage sera projeté le 28 octobre à 18 heures à la Salle Pasteur.  Parmi les membres du jury chargé d’examiner tous les films en compétition figurent des noms du milieu des médias.
Le jury de la  section longs-métrages est constitué entres autre des membres Irne Bignardi, journaliste et ex-directrice du Festival de Locarno, l’écrivain  Malika Mokeddem ainsi que Michel Demopoulos, ex-directeur du Festival de Thessalonique. D’autres figures du cinéma mondial seront au rendez-vous.
Les Italiens Vittorio De Seta et Vincenzo Marra qui présentera son film : «Vent de terre »marqueront leur présence dans le parterre des autres personnalités.
En tout, douze prix sont en jeu pour cette 27ème édition du Festival du film méditerranéen de Montpellier. La plus grande distinction est l’Antigone d’or de la ville et de l’agglomération de Montpellier dotée dans la catégorie longs-métrages d’une somme de 15.000 euros. Une occasion en or.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *