Des racines de Palestine et du Maroc s’enracinent et chantent la paix

Des racines de Palestine et du Maroc  s’enracinent et chantent la paix

Toutes les toiles sont des racines ou deviennent racines de la paix. Des racines multiples mais trempées dans une communion de couleurs roses, violettes ou vertes. Les touches reprennent soigneusement l’aisance des pensées et des idées peintes. Ce sont des veines ouvertes ou refermées. Des racines entrelacées, implantées et enracinées au milieu de la terre des ancêtres. 
Ils sont 18 artistes-peintres, dont les pinceaux cogitent  et dessinent tantôt l’espoir et la confiance en un avenir meilleur, tantôt la souffrance d’une dignité et de droits bafoués. 
Faites l’expérience et l’effort de détourner votre regard de la signature des artistes, libérez-le sur l’espace peint des toiles accrochées, vous verrez qu’il vous sera difficile de faire la différence entre nos peintres et leurs homologues palestiniens. «Racines» vous offre des vues sur deux peuples qui dialoguent sculptent par la couleur, les multiples formes de la liberté. Et au-delà des frontières, des barrières, des murs de la honte et la ségrégation, l’art et la culture.
Votre regard balance entre ces toiles qui endurent, reproduisent ou transposent, esthétiquement, l’oppression, l’injustice, l’agonie, l’emprisonnement, le spectacle insensé et angoissant du mur de la honte qui continue de séparer, de se dresser tel un monument historique de la haine,  de prendre des formes terrifiantes et incommensurables, et celles où se tissent les contours verdoyants de l’espoir, l’euphorie de l’art salvateur.
Emergence d’une multitudes de regards, priant, scrutant, observant, apaisant. Des regards jaunes, blancs, rouges ou encore noirs, des regards lumineux ou illuminés.
Certaines toiles en majorité abstraites, dénoncent les différentes formes de barrières aussi bien physiques que psychiques, construites par les hommes contre les hommes. Et vous avez un magma de couleurs sombres, noirs, gris foncé, bleu, rouge aux pigments « coagulés ».Un enfant  et deux mères, cherchant l’absent dans le présent et protégeant soigneusement  et amoureusement, leur partie au fin fond de leurs veines. Une patrie qui refuse le déracinement et qui au-delà des racines locales, s’envole à la recherche de la pluralité au sein de l’unicité. Des ponts reconstruits par la calligraphie et l’écriture. Toutes les formes suivent un mouvement d’ascension. Naissent alors, des coquelicots, des graines de blé, des feuilles d’oliviers, qui chantent espoir et paix. Des fœtus enfouis qui vous observent accrochant ainsi d’avantage le regard du spectateur. Ils sont peints en rouge éclatant, atténué par une touche d’orange éparpillé.
S’entend au milieu de tout ce spectacle triste, une note de couleurs gaies, très léchée où les coups des pinceaux exécutent et dirigent une symphonie printanière où des racines meurtries, acclament la future résurrection. S’offrent à nos regards, un spectacle d’enchantement, une vibration de lumière, une palette de couleurs, d’épaisses couches de peinture, où l’inachevé se métamorphose en achevé, où les séparations cèdent la place aux heureuses retrouvailles.
La fureur des Racines se dessine par des teintes pures, une juxtaposition de tâches de couleurs, horizontales et verticales qui suivent le mouvement du corps et qui sont travaillées en relief, par empâtement, des couleurs de fauvisme, rouge, jaune éclatant, bleu, vert, orange, cyan, magenta ou un rose magnolia.
La pierre cède les lieux à l’eau et des teintes douces et lumineuses apaisent ces racines affolées par l’insensé.

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