Dispensés dans l’Atelier ouvert à Rabat: Des stages en peinture dès ce vendredi

Dispensés dans l’Atelier ouvert à Rabat: Des stages en peinture dès ce vendredi

Les passionnés de peinture peuvent bien trouver leur compte en cet été chez le groupement de dix artistes-peintres appelé l’Atelier ouvert à Rabat.

Cet espace offre en cette période de vacances des stages d’initiation à cette discipline. Ce vendredi, l’Atelier ouvert organise, selon son gérant, Najib Mtoul, des stages gratuitement au profit des enfants de la résidence où cet espace se trouve. Outre ces gamins, deux autres sont déjà inscrits dans l’attente d’autres nouveaux initiés. Ces stages sont encadrés par différents artistes du groupement, dont Mohamed Sarhani, Marieme Belhaj, Abdellatif Nait Addi, Igor Louginov, Mohamed Nouiri et Hassan Hachane qui proposent des prix susceptibles d’être encourageants.

Des stages à 600 DH avec des tarifs régressifs

Selon Driss Idrissi Fazazi, artiste-peintre rencontré dans l’Atelier ouvert, «ces stages sont d’initiation et de perfection en différentes techniques de dessin et de peinture». Ainsi, chaque artiste va encadrer la technique pour laquelle il est connu. Selon M. Idrissi Fazazi, ces formations sont ouvertes aux jeunes à partir de 15 ans. Quant aux enfants en bas âge, de 6 à 14 ans, ils se voient dédier un atelier spécifique. S’agissant des prix, ceux-ci s’estiment à 600 DH par stage de trois séances. Les formations sont dispensées en aquarelle, peinture au couteau, pastel, collage en techniques mixtes, composition et hyperréalisme. Cependant, le prix est régressif pour les initiés intéressés par un grand nombre de séances dont le tarif serait, selon M. Mtoul, de 1.000 DH pour deux stages et de 1.200 DH pour trois formations dans l’Atelier ouvert.

Pensée aux étudiants et renommée à l’espace

En lançant ces stages, le gérant et les artistes du groupement, notamment Hassan Hachane, ont une pensée aux étudiants qui vont passer des concours d’art, d’architecture et de graphisme. L’organisation de ces formations est également destinée, selon M. Idrissi Fazazi, à drainer le public pour qu’il prenne davantage connaissance de l’existence de ce lieu qui est ouvert à tous. D’où son appellation. «Nous allons également accueillir des manifestations culturelles autres que la peinture comme la signature d’un livre. C’est le but de ce lieu qui sera un lieu culturel», ajoute cet artiste-peintre. Quant au choix d’organiser ces stages dans l’Atelier ouvert situé à Hay Riad, il n’est pas fait pour cibler une couche sociale aisée. «Ce n’est pas d’ailleurs un choix d’être ici», précise M. Idrissi Fazazi. Selon ses dires, ce cadre était à la disposition puisqu’il appartenait à l’artiste Mohamed Nouiri, et à la portée en termes de somme locative. Au-delà de ces formations, le groupement a d’autres visées.

Valeur ajoutée de l’Atelier ouvert et du groupement

Interrogé sur l’apport du groupement d’artistes et de l’Atelier ouvert, M. Idrissi Fazazi estime que la valeur ajoutée consiste à «essayer d’avoir un apport pour l’art au Maroc». Selon ses dires, ce genre de groupements existe déjà à Casablanca et Marrakech. «Hélas ils se dispersent à Rabat car on n’a pas l’habitude de travailler ensemble», constate-t-il. Cependant, les artistes de l’Atelier ouvert ont la particularité d’être amis depuis belle lurette puisqu’ils ont étudié ensemble les beaux-arts à Tétouan. Leur idée de travailler ensemble n’a germé que récemment. A propos du milieu artistique, qui connaît une avancée extraordinaire, il est un peu difficile, à ses yeux. Pour lui, il y règne une certaine anarchie. Il caresse l’espoir de voir beaucoup de choses changer dans ce sens. Selon ses dires, il faut commencer à intégrer l’art dans les écoles et d’autres espaces pour habituer le public à fréquenter des ateliers et des expositions. A leur tour, les artistes sont, selon lui, censés ouvrir leurs ateliers au grand public. 

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