Dolly Chahine : «Je participerai volontiers dans des productions marocaines»

Dolly Chahine : «Je participerai volontiers dans des
productions marocaines»

ALM : «Isadora», la célèbre marque de cosmétique, vous a choisie en tant que «plus beau visage du cinéma» de l’année. Quelles sont vos impressions suite à cette nomination?
Dolly Chahine : Je suis vraiment heureuse que cette marque m’a distinguée en me choisissant comme «le plus beau visage cinématographique» de l’année. Le fait que le public apprécie mon art et mon look me fait énormément plaisir. Bref, comme toutes les femmes, je suis enchantée et honorée par cette nomination.

Le public vous a connue en tant que chanteuse. Pourquoi avez-vous dévié vers le champ cinématographique ?
Après mon premier clip « Moumou Einy», le réalisateur égyptien Khalid Youssef m’a choisie pour jouer le rôle principal dans le film «Ouija» aux côtés de Hani Salama, Cherif Mounir, Minna Chalabi et Hind Sabri. À vrai dire, j’ai intégré ce monde par pur hasard. Je peux même dire que le cinéma a frappé à ma porte sans aucun investissement de ma part. Après le grand succès qu’a connu ce long-métrage, j’ai décidé que mon parcours artistique se développe parallèlement entre le chant et le cinéma.

Votre filmographie est entièrement égyptienne. Comment expliquez-vous ce choix ?
Certes, tous mes films sont égyptiens, mais c’est loin d’être un choix. Cela est dû principalement aux problèmes de productions dont souffre la scène cinématographique et télévisuelle arabe. En plus, je suis entièrement convaincue que l’art n’a pas d’identité.

Vous verra-t-on prochainement dans des productions libanaises ?
Je suis actuellement en cours d’élaboration d’une série télévisée que j’écris conjointement avec le réalisateur Bakhos Alwan. J’y jouerai le rôle principal. L’intrigue est proche des films noirs français des années 70. J’espère qu’elle sera transmise également au Maghreb arabe. Par ailleurs, si je reçois de bonnes propositions, je participerai volontiers dans des productions marocaines et européennes.

Qu’en est-il de la chanson ? Peut-on dire que vous l’avez négligée un peu ?
Non pas du tout ! Je ne négligerai jamais la chanson. C’est mon oxygène. Mon dernier titre a eu de très bons échos en Egypte et au Liban (Sourires).

Pourquoi votre album tarde à voir le jour ?
L’album sera fin prêt dans quelques semaines. J’admets avoir un peu tardé à le lancer, mais j’ai préféré prendre suffisamment de temps pour sélectionner les titres. C’est mon premier album, je ne peux pas accepter la médiocrité ni les mauvais choix.

«Moumou Einy» est une chanson qui a assuré votre notoriété dans le monde arabe. Comptez-vous rechanter en dialecte maghrébin ?
J’aime ce dialecte. C’est mon porte-bonheur, après tout. Il est prévisible que je reprenne l’expérience. D’ailleurs, j’ai tenu à varier les styles et les dialectes dans mon album. J’espère que le public va apprécier ce genre d’amalgame. J’attends impatiemment ses commentaires.

N’aviez-vous pas eu des difficultés à chanter ces variétés linguistiques?
Non, ce n’était pas difficile. Je suis douée pour l’apprentissage des langues. Quand je suis arrivée pour la première fois en Égypte, j’ai aisément parlé leur dialecte comme si j’avais vécu toute ma vie au pays du Nil. Il en est de même pour le Maroc ou n’importe quel pays où j’y suis allée (Rires).

Vous êtes souvent l’objet de critiques. Quel commentaire faites-vous sur cette situation ?
Je n’ai pas de problème avec la critique. Je respecte la divergence d’opinion. D’autant plus si cela est purement artistique et constructif. Cependant, il y a des personnes qui inventent des histoires, notamment la presse «jaune» rien que pour promouvoir la vente de leurs publications. Il est à noter qu’il y a des rumeurs qui touchent au respect et à la dignité de l’artiste. Cela me gênait dans le passé. Maintenant, je n’ai plus de temps à perdre dans des futilités pareilles. J’ai beaucoup de choses, plus importantes, à accomplir.

Une polémique a été déclanchée suite à votre conversion à l’Islam. Avez-vous opté pour l’Islam rien que pour obtenir le divorce ?
Cette information est totalement fausse. C’est l’une des histoires inventées et propagées dans des supports incrédibles. Je n’ai pas changé de croyance et je n’ai jamais parlé de ma vie privée. Je suis croyante et je respecte toutes les religions. Mon principe dans la vie se résume ainsi : «l’Autre a le droit au respect, à l’amour et à la différence».

Après cet échec affectif, votre vision de l’amour a-t-elle changé ?
Ma vision de l’amour n’a jamais changé. Je vis aujourd’hui la plus belle histoire d’amour avec l’homme de ma vie.

A part l’art, quels sont vos hobbies ?
Alors là! (rires), j’aime beaucoup l’équitation, le shopping, la cuisine et surtout aller au cinéma.

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