Doukkali célèbre le sacré avec 12 nouvelles chansons

Doukkali célèbre le sacré avec 12 nouvelles chansons

Avec une centaine de chansons et autant de compositions, Abdelwahab Doukkali a inscrit les plus belles pages de l’histoire de la chanson marocaine. Idole de la jeunesse, il est celui qui a lancé la mode des cheveux défrisés.
Pour le 14ème anniversaire du festival des musiques sacrées, Abdelwahab dédie un répertoire particulier de douze chansons classiques. Lors d’une conférence de presse le doyen de la chanson marocaine a précisé que ce répertoire particulier, consacré à l’univers mystique du soufisme, est basé sur des poèmes spirituels et humanistes. Selon lui, cette nouvelle création a nécessité un effort colossal quant à la collecte et la sélection  de  textes de certains imams et penseurs musulmans, tels que Ali Ibn Abi Taleb, Mohamed Charafeddine Boussiri, Chafii, Mohieyeddine Ibn Arabi, Cheikh Mohamed Harraq et le poète Omar Khayam. L’artiste a souligné qu’il a été soucieux de veiller au respect des composantes originelles de ces textes lors de la préparation de cette grande production, qui a nécessité beaucoup de temps et d’efforts, et d’ajouter dans ce sens, que ce genre de chansons, devant être présenté dans un style linguistique simple, est un moyen de communiquer la pensée de ces ténors de la culture arabo-islamique. Abdelwahab Doukkali a saisi l’occasion de la conférence de presse  pour déplorer le peu d’intérêt accordé par les médias à la promotion de l’art et des artistes marocains dans le Machreq. Abdelwahab Doukkali a animé, jeudi 12 juin 2008, à Bab Makina, dans le cadre du festival, une soirée lors de laquelle il a présenté son dernier album.  Natif de Fès, Abdelwahab Doukkali est initié très jeune à la musique puisque son premier passage à la radio date de 1957, à l’âge de 16 ans. Après un séjour de quatre ans en Egypte, où son talent reçoit l’accréditation d’un public exigeant, Doukkali entame au Maroc une carrière illuminée par l’inoubliable chanson «Mana illa Bachar». Artiste aux expériences multiples, Doukkali a déployé son immense talent dans le théâtre, le cinéma, la musique classique, avec dans chaque genre des partenaires parmi les plus grands. Né deux fois, le 1er janvier 1941, puis le 7 du même mois, après un séjour dans une couveuse, celui qui allait jouir de plusieurs vies vit le jour au sein d’une famille nombreuse (13 enfants), modeste et profondément pieuse. Sans zèle excessif. La musique a habité, dès son plus jeune âge, l’homonyme par le prénom de l’immense compositeur égyptien Mohamed Abdelwahab. Il s’était promis de faire du chant et de la musique sa raison d’être. En attendant, il grattait sur son luth de fortune et vocalisait éperdument, loin du regard paternel. Le futurologue Mahdi Elmandjra, à l’époque directeur de la RTM, l’incita à s’engager dans la voie musicale en 1959, et se prit d’affection pour ce jeunot au talent prometteur, au regard chargé de défi. Quelques années plus tard, le rêve se réalisa et Doukkali devient ainsi le doyen de la chanson marocaine.   Comme quoi, Abdelwahab Doukkali, ça ne s’invente pas tous les jours ! 

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