Eberhard Weber ouvre le festival des Cordes Pincées

Connu pour sa technique originale qui consiste à composer plusieurs sons d’un morceau, en enregistrant ses propres rythmes répétés en direct par un magnétoscope, le jazzman a entraîné le public dans un voyage à travers un jazz de chambre évoquant parfois la musique classique basée sur les rythmes du blues. Utilisant les techniques du play-back et de l’écho, l’artiste, qui s’est produit en solo, a alterné dans certains morceaux archet et arpèges pour présenter un cocktail varié de son riche répértoire, entre autres, « Just moment », « Delirium », un concerto trio pour basson et basse et un titre-chanson pour enfants. La musique d’Eberhard Weber est intemporelle, survolant les générations et lavant les oreilles des rythmes facilement binaires, trop saccadés de l’électronique actuelle, soulignent des critiques. Elle « nous éloigne d’une certaine modernité : la palette sonore est renouvelée par la technique de l’époque qui jouait alors d’autres effets pour intensifier, distordre les sons ou les multiplier à l’envi ». Considéré comme l’un des plus grands compositeurs de jazz européens, Eberhard Weber, né en 1940 à Stuttgart, est un compagnon de route d’autres célébrités du jazz telles que Jan Garbarek, Pat Metheny, Gary Burton. Le Festival des Cordes Pincées, dont cette 8e édition est marquée par la gratuité des spectacles, afin de contribuer « à la vulgarisation de la bonne culture », et la participation pour la première fois d’artistes palestiniens venant d’Al Qods, en l’occurrence Ahmad Al Khateb (luth arabe) et Youssef Habich (percussion), propose aussi des concerts de la Française Sandrine Chatron (Harpe), du duo canadien Alba (guitares classiques), de l’Autrichien Gabriel Guillen (guitare), de l’Algérien Rachid Toumi (chant gharnati), du duo Wallon Ballman-Malaraux (Luth renaissance) et du Marocain Haj Younes (luth arabe). De la musique arabe, marocaine, andalouse, classique, renaissance, latino-américaine, jazz-blues, composent le menu de cette édition tenue sous l’égide du ministère de la Culture avec la collaboration des ambassades d’Autriche, du Canada, de la délégation Wallonie-Bruxelles, l’Institut Goethe, le service de coopération et d’Action Culturelle de l’ambassade de France et l’Institut Français de Rabat (IFR).

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