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Mark Knofler & Emmylou Harris : All The Roadrunning
C’est lors de l’émission de télévision de Chet Atkins que Mark Knopfler et Emmylou Harris se sont rencontrés. Ils ont ensuite enregistré des duos pour un tribute à Hank Williams. Après cela, ils se sont dit qu’il fallait faire quelque chose ensemble. Les titres de cet album furent enregistrés à différents moments et endroits lors de ces dernières années. Sur cet opus, Mark Knopfler (chant, guitares) et Emmylou Harris (chant, guitare) sont accompagnés par Richard Bennett (guitares), Jim Cox et Guy Fletcher (claviers), Chad Cromwell et Dany Cummings (batterie), Glenn Worf (basse) et Glen Duncan (violon, mandoline). Parmi ceux qui ont participé à l’un ou l’autre titre, il y a aussi Dan Dugmore (guitare, basse 6 cordes), Paul Franklin (steel guitar), Jim Horn & the Memphis Horns (cuivres), Steve Conn (accordéon), Stuart Duncan (violon) et Billy Ware (triangle). Quant à la production, elle est de Mark Knopfler et Chuck Ainlay. Si ce projet engage les deux artistes, il faut quand même dire que Mark Knopfler est le compositeur de quasi tous les titres. Emmylou Harris a écrit les deux chansons "Love And Happiness" et "Belle Starr". Mais ce qui est remarquable, c’est le mariage parfait des voix des deux artistes. Il faut dire que Mark Knopfler s’est déjà pas mal impliqué dans des projets folk voire country. Il a travaillé avec Bob Dylan et formé les Notting Hillbillies. De son côté, Emmylou Harris , figure incontournable du folk américain, a aussi travaillé avec Dylan notamment sur le fameux album "Desire". Voilà donc deux artistes qui étaient faits pour se rencontrer.


Muse : Black Holes And Revelations
Encore l’exemple typique du groupe pour lequel la réaction médiatique globale me fait bien marrer. Dès le pourtant sublime première album (avec, au hasard, le merveilleux et puissant « Showbiz » – à peine gâché par une pochette très vilaine !), la fronde débuta. De propos fallacieux en stupidité éhontée, un bel éventail d’incompétence et de mauvaise foi journalistiques…
Oublions. Car désormais, tout le monde a toujours adoré Muse. Ou presque. Dans le milieu « prog » ou plus généralement « metal », depuis l’adoubement Dream Theaterien, plus aucun complexe. On peut aimer sans honte. Pas à rougir. Tant mieux, il serait bien regrettable de bouder son plaisir, même si quelques irréductibles seront toujours froissés par de pourtant jouissives propensions grandiloquentes. Il faut dire que ce finalement bien monstrueux trio touche sacrément sa bille et a inventé un style à lui tout seul. Clairement identifié et identifiable mais qui n’en finit pas de s’enrichir. En témoigne à nouveau ce vertigineux quatrième opus studio !


Anti-Flag : For Blood And Empire
Le passage sur une major d’un groupe phare et chouchou de la scène «indé» a de quoi surprendre, décevoir mais surtout faire peur.
Point de surprise ni de déception, on attendait juste mieux que le très moyen Terror State. Le mal étant fait, beaucoup de fans jurèrent au complot et prétendirent qu’en passant de Fat à Columbia, Anti-Flag vendaient son âme au diable et allaient chanter de sirupeuses pops songs.
À en juger par la pochette (le jardin de la Maison-Blanche transformé en cimetière et survolé par un escadron de F-16), les titres et les paroles (For Blood And Empire ,Depleted Uranium Is A War Crime ,W.T.O. Kills Farmers …), Anti-Flag n’a pas radouci son propos et semble à nouveau prêt à fusiller les "neo-fascists " de l’administration Bush. C’est déjà un bon point. Il ne reste plus qu’à voir si le contenu reste en accord avec la volonté.


Keane : Under The Iron Sea
Après le succès commercial de Hopes And Fears en 2004, voici Under The Iron Sea, deuxième disque du trio britannique, toujours dépourvu de guitare mais bien fourni en sonorités intéressantes. Une belle redécouverte, car l’évolution se ressent par petites touches au fil des pistes et notamment de la première, Atlantic, une véritable illumination. Keane se détache de la gentillette soupe mélodique qui a fait son succès et nous livre d’emblée une véritable musique alternative avec ce morceau. Au début tout du moins, car sur la longueur on retrouve la formule maintes fois utilisée par le groupe, à l’image de Nothing In My Way qui ressemble trop à ce que l’on nous avait déjà servi.
Mais il n’empêche, Atlantic, si elle n’est pas parfaite, a le mérite d’exister, surprenante pour du Keane et faisant finalement la lumière sur un jeune groupe ayant une réelle volonté de progresser et peut-être de se démarquer d’une étiquette collée un peu trop vite. La démarche est honorable et doit être saluée, d’autant que Keane possède un sérieux atout : son chanteur Tom Chaplin, gâté par la nature avec une excellente voix qu’il maîtrise parfaitement. Mariée avec un sens du refrain très intelligent, vous obtenez celui de Crystal Ball, un exemple du genre qui laisse augurer le meilleur pour le groupe s’il continue dans la même voie.

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