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Julie Zenatti : La boîte de Pandore

Déjà le quatrième album studio pour la petite Fleur de Lys de la comédie musicale «Notre Dame de Paris», album annoncé par le single «Tango (Princesse)» beaucoup entendu cet été. Dans ce nouvel opus, Julie a mûri et se montre en femme épanouie et délurée. Suffisamment, en tout cas, pour nous faire comprendre qu’elle a décidé de changer de style, de faire un ménage en profondeur dans sa musique. Toute cette «Boîte de Pandore» est là pour le rappeler. MC Solaar, qui assure l’intro de l’album, Akhenaton, Shurik’N et tant d’autres ont participé, enthousiastes, à cette formidable aventure où la chrysalide est devenu papillon, où Julie casse son image de fille lisse et romantique pour bousculer enfin les codes et son image préfabriquée. Comme le suggère le titre d’une de ses chansons, «Julie ose», et multiplie les astuces pour sortir du carcan, souvent réducteur, de la simple chanson française. En ouvrant cette «Boîte de Pandore», Julie, contrairement à la mythologie, n’en sort que de jolies choses : de belles surprises, de la modernité et une originalité certaine. Et si c’était l’album de l’envol définitif et de la maturité ?


Elvis Presley : The essentiel

Difficile de passer à côté de ce 16 août dernier, alors que la communauté rock and roll commémore la mort du King, il y a tout juste trente ans. Alors que Warner a choisi de rééditer les films en un sublime coffret prestige, Sony BMG a, quant à elle, décidé de choisir ce moment pour sortir le double best-of «The essentiel Elvis Presley». Ce coffret, édité aux Etats-Unis dès le mois de janvier dernier, résume admirablement la carrière du crooner N°1 mondial. Un indispensable pour tous les amoureux du rock : les aînés se rappelleront de grands souvenirs, tandis que les plus jeunes auront tout loisir de s’extasier devant le génie ô combien précoce d’un artiste qui a inspiré toutes les générations de rockers qui lui ont succédé. Tout est là pour que l’on swingue sur des morceaux devenus de grands classiques tels que «Jailhouse rock», «Heartbreak hotel», ou s’enlacer sur les incontournables «My Way», «Love me tender» ou encore «Always on my mind». Au total : 52 chansons, et, si votre calcul est bon, autant de moments de plaisir !


Travis : The Boy with no name

Déjà un cinquième album pour ces quatre compères de Glasgow, parvenus à devenir l’une des formations britanniques majeures. Travis, c’est le groupe qui, comme Chris Martin l’a récemment reconnu, a «inventé» Coldplay. L’album tant attendu réunit une impressionnante collection de chansons pop douces-amères : l’enchanteur «Three Times and You Lose», une chanson typique du groupe, l’énergique «Selfish Jean», énergique et visiblement passablement inspiré d’Iggy Pop, «Big Chair», résolument groovy, «My Eyes», au rythme très accrocheur, ou encore le chaleureux «Closer». «The boy with no name» s’impose aujourd’hui comme un disque patchwork riche en émotions, qui dégage une belle assurance inattendue et se présente comme une séduisante note d’espoir. Tout est ici réjouissant, et la bonne nouvelle est que Travis, de retour, est enfin prêt à reprendre sa place sur les ondes !

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