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Isabelle Boulay chante l’amour

Quand la voix d’une artiste et la guitare s’accordent à l’unisson, l’harmonie est toute proche. L’artiste nous le rappelle tout au long de ces 13 titres, hommages au sentiment amoureux. Quatre ans après «Tout un jour », elle revient avec un sixième album studio, sobrement intitulé « Nos lendemains ». Pour parler de cette source d’inspiration toujours féconde qu’est l’amour, l’artiste s’est entourée de divers auteurs de choix : Julien Clerc, Maxime Le Forestier, Jean-Louis Murat et Benjamin Biolay. L’interprète à la chevelure rousse flamboyante nous offre une entrée en matière aux accents country-western sur le morceau « Dieu des amours » où elle prend un malin plaisir à poser sa douce voix. Isabelle Boulay surprend son auditoire, jouant la carte de la sobriété, laissant de côté la puissance vocale à laquelle elle avait habitué son public.


«Hérésie» de AqME

Pourquoi devenir doux quand on manie la hargne à la perfection ? AqME a la réponse à la question et fait profiter de sa fougue son public. Entre 2006 et 2007, les 4 quatre membre du groupe se sont retrouvé pour donner vie à « Hérésie », leur quatrième album. Les auditeurs qui ont été effrayés par les guitares acérées des trois albums précédents doivent ici rester sur leurs gardes. « Hérésie » est en effet un recueil de titres maléfiques, noirs, flippants, déchirants… AqME y met toute la noirceur de ses superstitions (« Triskaïdékaphobie »), fait rugir les guitares et la voix déchirante de son chanteur (« Lourd sacrifice ») et pousse le vice jusqu’à provoquer une crise cardiaque de sa batterie (« Casser – Détruire »). Ceux qui recherchent des moments de calme ne pourront que se contenter de la courte introduction de l’album…



«Le Bonheur, ça fait mal», selon Mathieu Johann

Avec sa personnalité déconneuse et son caractère enjoué, Mathieu Johann a séduit de nombreux téléspectateurs lors de son passage dans la 4e « Star Academy ». « Le Bonheur, ça fait mal », son premier album, voit le jour en 2008.  Même s’il n’a pas apposé sa signature sur tous les textes de l’album, Mathieu Johann s’est associé à l’élaboration de certains. Sur fond de sentiments réfléchis et troublants, il aborde l’attirance, l’amour et ses travers (« Le Bonheur, ça fait mal », « La Plus belle fille du monde »…) et se plaît à raconter des histoires et à s’attarder sur des instants sentimentaux précis. De ces petites images naît un lien affectif qui s’établit immanquablement entre l’auditeur et le chanteur, dont le ton mesuré (il s’amuse parfois à moduler sa voix jusqu’à chuchoter) est un autre atout de cet album touchant.

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