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Metro Station, embarquement immédiat

Encore inconnu il y a peu, le groupe américain lève enfin le voile sur son premier album pour le public français. Metro Station est un groupe tellement américain que son premier album, éponyme, est sorti uniquement dans quelques pays anglophones. Deux ans après l’édition initiale de ce disque, la France découvre à peine la musique de Mason Musso, Trace Cyrus, Blake Healy et Anthony Improgo. Mais d’où ce quatuor vient-il vraiment ? Tout simplement de Los Angeles, où deux des garçons sont parents avec des acteurs de la gentille série pour ados «Hannah Montana». C’est d’ailleurs sur le tournage du programme que Metro Station serait né.

La pochette colorée du CD illustre bien son esprit musical : joyeux et réellement très dansant. Les airs pop dance agrémentent ainsi l’écoute tout au long de ces 12 titres, dont «Shake It» est l’un des plus jouissifs. Si les noms de Simple Plan et de Plain White T’s viennent à l’esprit durant l’écoute, c’est que les musiciens possèdent cet air d’ados attardés dont la réputation underground fait tout de même un peu sourire à l’écoute des musiques formatées. Au final, ce premier opus très carré est un excellent essai. Il devrait permettre aux Américains d’affuter leur style pour trouver une personnalité musicale plus forte à l’occasion de leurs prochains enregistrements.


Doves, et de quatre !

Après de longues années d’attente, les fans du groupe anglais peuvent enfin découvrir le 4ème opus des Anglais. C’est un fait : le temps passe vite ! Découvert en 1998, le groupe Doves a donc 11 années de carrière derrière lui et quatre albums à sa discographie : «Lost Souls» (2000), «The Last Broadcast» (2002), «Some Cities» (2005) et ce «Kingdom of Rust», que les fans attendaient depuis quatre ans. Car malgré la parution d’une compilation des faces B et titres rares, Jez Williams, Jimi Goodwin et Andy Williams souffraient peut-être d’un manque d’envie de créativité, qu’ils réparent aujourd’hui avec ce disque encensé par la critique anglaise; le magazine New Musical Express ne l’a-t-il pas déjà cité comme l’un des disques les plus marquants de l’année?

Créatif et surprenant,
«Kingdom Of Rust» s’avère parfois un peu plat.


Vivement la fête ce printemps

Le jeune Lyonnais Hakimhakli qui ne demande qu’une chose : faire la fête ! La région Rhône-Alpes n’est peut-être pas La Mecque de la musique électronique mais ses habitants ne sont pas les derniers pour apprécier la fête et les dancefloors. Originaire de la région lyonnaise, Hakimakli a été souvent sollicité pour réaliser des remixes de son cru. Il a notamment apporté sa touche au rap de Tunisiano en revisitant «Equivoque», puis s’est penché sur le «Embrasse-moi» de Natasha St-Pier ou encore le «Gold» d’Antoine Clamaran. Après ces expériences éclectiques, il débarque chez M6 Interactions avec ce premier album.

Résolument dansants, ces 10 titres (agrémentés de remixes, dont un réalisé par Laurent Wolf !) ont été taillés dans un même moule musical, sur fond de dance, de groove et de R&B.


Dominique A nous invite à une belle virée musicale

Avec son titre sobre mais chargé de sous-entendus, «La Musique» est une nouvelle invitation au voyage. Certains retiennent de Dominique A une image triste et peu avenante, probablement construite involontairement du fait de la grande discrétion de l’artiste. C’est donc sans fanfare ni trompettes qu’il revient aujourd’hui avec «La Musique», qui lui permet de franchir une étape supplémentaire avant d’enregistrer, souhaitons-le lui, son dixième album studio. Attaché aussi bien au fond qu’à la forme, mais peu amateur d’artifices, il a choisi de sortir un peu de la sobriété de «L’Horizon» pour mettre en chantier des musiques plus pêchues. Chaque ouverture de titre est ici étudiée avec minutie pour donner des frissons et procurer chez l’auditeur une curiosité immédiate. On retient de cet album une envie de partager des sentiments profonds et des sensations poétiques. «Le Bruit Blanc de l’été» est une bonne illustration de ce propos, avec sa guitare électrique qui vient magnifier l’ensemble au milieu de ce morceau dont la fin est coupée brutalement.


Piers Faccini, un troisième album lumineux

Le Britannique a choisi la France pour parfaire le travail sur son  troisième album.  La photo agrémentant la pochette de «Two Grains Of Sand» est-elle altérée involontairement ? La réponse est non ; Piers Faccini – auteur, compositeur, peintre et photographe – y apparaît teinté de jaune, peut-être pour bien signifier qu’il est un artiste dont les couleurs sont au centre des envies de création. Les premières notes de ce troisième album en attestent : avec peu de choses, il est parvenu à créer une œuvre riche aux côtés de Renaud Létang. Ils ont travaillé ensemble à Paris, épaulés par quelques musiciens de talent.


Bat For Lashes lance «Two Suns»

Il existe deux personnalités en chaque être. C’est le message que tente de faire passer l’Anglaise sur ce deuxième album purement envoûtant. Le respecté Thom Yorke de Radiohead s’est fendu de plusieurs compliments concernant la musique de sa compatriote, Natasha Khan, alias Bat For Lashes. S’en sont suivies des apparitions de la chanteuse lors de certains concerts du groupe. Trois ans après «Fur and Gold», qui lui permit d’imposer son nom dans la liste des nommés au prix annuel Mercury Prize, au Royaume-Uni, la chanteuse de 29 ans revient avec ce «Two Suns», dont l’ambiance de la pochette marie mysticisme et religion. Ce disque a été enregistré en plusieurs endroits: Etats-Unis (côte est et côte ouest), Angleterre et Pays de Galles. Dans une atmosphère toute «björkesque», Bat For Lashes déploie ses ailes pour ouvrir son album sur un titre très aérien faisant la part belle aux tambours et à sa voix élastique.

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