Ecrans de Casablanca

Cette deuxième édition du Festival cinématographique est organisée en collaboration avec le Goethe Institut, l’institut français de Casablanca, le Centre cinématographique marocain (CCM), le Cinéma Liberté à Casablanca, avec le soutien de 2M.
Le secrétaire général de l’AFCC Mohammed Bakrim, qui est chroniqueur dans la revue «Sur la 2» et qui propose la rubrique « Cinéma de minuit» sur 2M, explique que : «Le projet en soi de ce Festival remonte aux années 1990, et trouve sa réalisation avec la création de l’AFCC, qui comme son nom l’indique, compte organiser un grand Festival sans limites et sans frontières.». Il ajoutera au sujet du choix des films : «L’Association souhaite s’ouvrir sur des oeuvres différentes et internationales pour confronter le cinéma marocain à une autre forme de cinéma avec au centre des intérêts, le cinéma lui-même».
Pour l’ouverture de ce Festival, mercredi 20 mars, les organisateurs ont tenu à rendre hommage à l’illustre comédien marocain Mohamed Majd. Ainsi c’est «Le cheval au vent» du réalisateur Daoud Aoulad Syad qui a ouvert le bal du Festival, mercredi à 19h au Cinéma Liberté, suivi d’un des plus beaux court-métrages de la cinématographie marocaine, intitulé «Forêt» de Majid Rchich, tourné en 1970 et où l’acteur Mohamed Majd joue. Rappelons que le comédien a remporté le prix d’interprétation masculine, pour son excellente prestation dans le film, lors de la 23éme édition du Festival des 3 Continents, en novembre 2001, à Nantes. Ce prix au-delà de récompenser l’excellente participation de l’acteur, au film, vient en consécration d’une riche carrière, encore non auréolée. Après ce clin d’oeil à un grand comédien, le Festival enchaînera avec plusieurs références du cinéma international.
Pour le dialogue que veut instaurer ce Festival entre le cinéma marocain et les autres, les thématiques ont été puisées dans la récente production marocaine. Celle-ci a donné lieu à beaucoup de films qui ont abordé des thémes forts qui touchent notamment aux années de plomb à l’instar de «Taif Nizar» du réalisateur Kamal Kamal. Sur cette question, le choix du programme s’est axé sur «Les trois vies de Rita Vogt» de Volker Schlöndorff, qui revisite cette thématique politique des années de plomb à la manière allemande.
Le film est programmé Jeudi 21 mars au Cinéma Liberté à 19h. Pour ce qui est de la thématique de la femme traitée au Maroc notamment dans le film «Mona Saber» de Hakim Noury, elle sera au menu à travers le film «Rosa Luxembourg» de la cinéaste Margarethe Von Trotta, qui raconte l’histoire d’une femme engagée militant pour un idéal, un film programmé Vendredi 22 mars à 19h au Cinéma Liberté. Enfin en ce qui concerne le troisième volet de l’immigration clandestine, c’est le film «Loin» d’André Téchiné qui est prévu Samedi 23 mars à 15h, à l’Institut français de Casablanca en présence de Faouzi Bensaïdi, coscénariste mais également acteur du film. Même endroit, même jour à 17h30, un hommage au sociologue Pierre Bourdieu avec la présentation du film «La sociologie est un sport de combat» de Pierre Carles.
Pour boucler le Festival à la mémoire d’un grand cinéaste disparu il y a un mois, les organisateurs ont tenu à passer le film du réalisateur Ahmed Yachfine «Khafaya», au Cinéma Liberté à 19h. Un bel hommage pour terminer cette deuxième édition du Festival.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *