En marge de Timitar : L’Université d’été d’Agadir débat de l’amazighité à l’ère du numérique

En marge de Timitar : L’Université d’été d’Agadir débat de l’amazighité à l’ère du numérique

Le programme sera marqué par la participation de 28 chercheurs, représentant 6 pays (Maroc, Algérie, Tunisie, France, Pays-Bas et Espagne) et venus de 16 universités et instituts.

L’association l’Université d’été d’Agadir organisera sa 14ème édition du 1er au 5 juillet autour de «l’amazighité à l’ère du numérique» en hommage à Mohamed Mounib, l’un des piliers de l’amazighité.

La cérémonie d’ouverture de ce colloque international aura lieu à la salle Brahim Radi de l’hôtel de ville d’Agadir, suivie d’une conférence inaugurale présentée par Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme, sur «La loi internationale des droits de l’Homme et la diversité culturelle». En parallèle, une exposition de livres sera organisée et, comme c’est la tradition de l’Université d’été d’Agadir, les actes de la précédente édition qui était autour de «L’amazighité, valeurs sociétales et le vivre-ensemble» seront en vente.

Le programme sera marqué par la participation de 28 chercheurs, représentant 6 pays (Maroc, Algérie, Tunisie, France, Pays-Bas et Espagne) et venus de 16 universités et instituts. L’Algérie participera par une forte délégation de 12 chercheurs représentant 5 universités. Ainsi, comme c’était le cas lors des précédentes éditions, ce colloque attirera un large public de chercheurs, étudiants, acteurs associatifs et tous ceux qui s’intéressent à la culture en rapport avec le monde numérique.   

Ce colloque international a comme objectif d’étudier et d’analyser les différentes formes par lesquelles la langue et la culture amazighes investissent le monde numérique. Il tend également à analyser les différentes formes de présence de l’identité amazighe sur Internet et abordera les thèmes suivants : la recherche en amazigh et le monde numérique, l’utilisation de la langue amazighe (orale et écrite) dans le monde numérique, le mouvement amazigh et l’investissement du monde numérique, et les images et représentations de l’identité amazighe sur Internet.

Selon les organisateurs, «la langue et la culture amazighes ainsi que la mouvance qui les défend ont bien profité de la révolution numérique. Depuis le début du XXe  siècle, la chanson amazighe du Souss (les Rways) a profité des techniques de l’enregistrement des cassettes, qui était à cette époque une grande révolution technologique. Ce qui a préservé une bonne partie de ces chants ancestraux. De même pour l’invention de l’appareil de photographie et la caméra qui étaient des outils inconditionnels pour mémoriser des faits culturels importants, tout en restant prudent sur la falsification que cela pourrait produire».

Et de poursuivre que «les langues et les cultures sont les premières concernées par la révolution numérique, vu son impact sur l’acquisition et la transmission des cultures. Dans ce sens, les cultures qui profitaient auparavant d’un certain «isolement» pour garantir leur pérennité se trouvent ouvertes sur les influences de tout horizon et les langues à utilisation limitée se trouvent en contact avec des langues soutenues économiquement et politiquement à l’échelle mondiale».

Cette édition est organisée en partenariat avec la Commune territoriale d’Agadir, le Conseil régional du Souss-Massa, l’association Timitar, avec le soutien de l’Institut royal de la culture amazighe et la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.

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