Engouement des jeunes Marocains pour les sports nautiques

Engouement des jeunes Marocains pour les sports nautiques

Les sports nautiques ne cessent d’attirer les jeunes Marocains désirant joindre le sport au tourisme en profitant d’une eau magnifique et d’un ensoleillement radieux. Nous sommes dans la baie de Dakhla, les températures ne sont pas très hautes en cette période. Le thermomètre affiche 30° C. Cette région marocaine offre des possibilités énormes pour pratiquer les différents sports nautiques. Des dizaines de jeunes Marocains ont choisi de s’y installer définitivement et de faire des sports nautiques exercés localement une source de loisir. Dès que les conditions climatiques sont favorables, les jeunes de la région se précipitent vers la mer, leur précieux trésor. L’enthousiasme de ces jeunes n’a pas d’égal.
Au bord de la plage 25 (située au nord de la ville), ALM a rencontré le jeune Brahim, originaire d’Essaouira, qui vit actuellement à Dakhla où il exerce son loisir préféré, le kitsurf. «En fait, j’ai grandi près de la plage. Mon père m’a appris à surfer quand j’avais 5 ou 6 ans. Au fil des jours, j’ai constaté que j’étais plus attiré par le kitsurf. Aujourd’hui, chaque jour, je passe de bons moments sous un beau soleil et un léger vent offshore. Je suis aussi attiré par la conception et la fabrication de planches. J’ai toujours eu mes propres planches, ce qui m’a permis de progresser facilement dans ce genre de sport», nous a confié ce jeune épris de sports nautiques. Ce jeune représente le cas des milliers de jeunes Marocains attirés par ce sport qui n’hésitent pas à tout abandonner pour venir exercer leurs loisirs préférés. Réservés par le passé aux hommes, ces sports n’ont pas laissé le sexe féminin insensible. Aujourd’hui, on voit sur les côtes marocaines des filles qui viennent, à leur tour, pour profiter des instants de joie qu’offrent ces sports. «Il n’y a pas besoin de s’échauffer, la joie de retrouver la mer mène ces amateurs à courir rapidement vers les vagues. En surfant, ces jeunes défient les vagues. L’immense plaisir de la glisse est plus fort. Surfer est une pratique qui permet de communiquer avec la nature», nous explique un jeune surfeur. Par ailleurs, certains sports nautiques peuvent être dangereux en raison des vagues très hautes. D’ailleurs, elles peuvent atteindre une hauteur de 20 mètres ou plus. Pour les adeptes marocains, ce sport est devenu un véritable art de vivre. Car tellement son influence déborde des limites des plages qu’il draine de plus en plus les jeunes. Au long des plages du Royaume, les jeunes amoureux de la nature marine peuvent s’adonner non seulement à tous les sports nautiques mais aussi à la pêche pour découvrir la beauté de l’océan. Ainsi les plages marocaines leur offrent la possibilité d’exercer la pêche à la ligne, la pêche en haute mer, le surf, le parachutisme de mer. L’environnement se prête également bien à la plongée sous-marine, au ski nautique ou à la moto marine. Outre ces pratiques, les jeunes Marocains sont attirés par le surf ou la planche à vague. Ce sport consiste à glisser sur les vagues, ondes de surface, en bord de mer, debout sur une planche. Le surf se pratique sur des spots, des plages qui sont baignées par de hautes vagues ou de petites vagues au profil adapté. La pratique du surf nécessite de bonnes conditions de vagues. Le bodyboard, quant à lui, se pratique avec une planche semi-rigide mesurant environ 1 mètre de long sur 60 centimètres de large. Le bodyboarder est allongé avec la planche sous son torse et nage avec bras et palmes pour prendre une vague. La voile qui est l’art de naviguer sur l’eau avec l’aide du vent comme force propulsive est un autre sport qui draine les jeunes. On peut pratiquer la voile comme loisir ou sport de compétition. Aujourd’hui, plusieurs agences organisent des campings de sports nautiques dans plusieurs villes du Royaume. Dans ces campings, les débutants apprennent plusieurs formes de sports nautiques comme la planche et le kitsurf. Et en raison des eaux peu profondes sur des kilomètres, souvent ces apprentis réussissent à tirer des bords dès le troisième jour. Certaines écoles spécialisées sont également à la disposition de ces débutants en leur offrant la possibilité de surfer en toute sécurité. Au Maroc, on compte d’ailleurs plus de pratiquants de bodyboard que de surfeurs. Cela est essentiellement dû au facteur financier, une planche de bodyboard coûte deux fois moins cher qu’une planche de surf. S’il en est ainsi, les amateurs des sports nautiques ont besoin d’infrastructures et d’appuis financiers pour que ces pratiques puissent occuper une grande place sur la scène internationale.

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