Entretien avec Pascal Michaalani, star libanaise

Entretien avec Pascal Michaalani, star libanaise

ALM : Quelles étaient les raisons de votre absence de la scène artistique ? Est-ce que cette disparition a influencé votre parcours?

Pascal Michaalani :  Justement la maternité m’a vraiment éloignée de la scène artistique, du coup je n’arrivais pas à jongler entre les deux. Donc je devais choisir et j’ai préféré rester aux côtés de mon unique fils qui a besoin de moi et de mon soin. Sans oublier que cette période a été marquée par un monde arabe qui a vécu sous pression vu les circonstances politiques difficiles qui influencent la vie de façon générale et l’art en particulier. Plusieurs artistes ont été absents à cause de cela et rien n’a changé. Mon absence également n’a touché ni mon nom ni ma célébrité.

Qu’en est-il de la sortie de votre nouvel album ?

Mon nouvel album fera bientôt son apparition dans les bacs. Il sera chanté en «khaliji». Il contient six chansons dont une en dialecte irakien et c’est la première fois que je chante irakien. Dans cet opus, j’ai collaboré avec le poète saoudien Assir Reyad et le compositeur Khalid Al Joundi.    

Vous avez chanté en khaliji, iraki et algérien aussi, comment trouvez-vous le chant en dialecte marocain ?

D’abord, je tiens à vous signaler que ma collaboration avec le compositeur Nabil El Khaldi a connu un grand succès surtout pour les chansons marocaines «Dandani» et «Forka seiba». J’étais très impressionnée par cette expérience, la première en son genre. J’aimerais bien la refaire.

Quel est votre rapport avec le désert? Avez-vous visité le Sahara marocain ?

J’apprécie la nature du Sahara qui jouit d’une beauté fantastique que ce soit au Maroc, en Tunisie ou dans le Golfe, surtout quand le vent caresse le sable. Je préparerai prochainement une chanson marocaine dont je tournerai le vidéoclip au Sahara marocain. Par contre, pour la musique marocaine en général j’écoute du Melhoun  et aussi l’art de Gnawa.

Comment qualifiez-vous votre lien avec le public marocain?

Le public marocain est un vrai amateur d’art et de belles œuvres. Je suis toujours en contact avec le peuple marocain à travers mes concerts au Maroc. J’aime bien partager de bons moments avec le public marocain qui est raffiné et averti.

Et votre expérience avec les chansons patriotiques ?

Effectivement, j’ai choisi de retrouver mon public avec deux chansons dont une en libanais intitulée «Ahlam el Banat» et une autre que j’ai dédiée à mon public égyptien vu la crise politique qu’il a vécue après le départ de Housni Moubarak. Et j’ai insisté qu’elle soit patriotique sous le titre «Ba3chak Masser» «J’adore l’Egypte».
Cette chanson a été diffusée pendant le mois de Ramadan et a eu un grand succès. J’aurais aimé chanter pour tous les pays arabes chacun une chanson. Malheureusement, je ne peux pas le faire. Je suis très triste par rapport à ce qui s’est passé dans le monde arabe. Notamment l’Égypte et la Tunisie, ces beaux pays ont passé une étape très difficile dans leur histoire. La Tunisie et l’Égypte sont des  pays de civilisation et de culture, leurs peuples sont amoureux de l’art.

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