Exposition à Casablanca: Le dernier récit de Shahrazade, selon Radia Biaz Lahlou

Exposition à Casablanca: Le dernier récit de Shahrazade,  selon Radia Biaz Lahlou

Elle s’intéresse à la femme et sa situation dans le monde arabe. Il s’agit de Radia Biaz Lahlou. Cette jeune artiste contemporaine revient, en collaboration avec la galerie CMOOA, avec une nouvelle exposition intitulée «Raconte-moi Shahrazade», prévue du 15 au 31 octobre à la coupole de Casablanca.

À travers cette exposition, Radia Lahlou expose un ensemble d’œuvres évoquant l’avenir de la femme dans le monde arabe. «J’ai toujours eu envie d’évoquer la société et l’environnement culturel, donc lors de nos échanges avec Hicham Daoudi, président de la CMOOA, j’ai décidé de travailler sur le thème de Shéhérazade, héroïne intemporelle des «Contes des mille et une nuits».

Cette femme arabo-musulmane qui peut parler, observer, voir ce qui ce passe dans le monde arabe», explique Radia Lahlou. De ce fait, le public casablancais peut découvrir un ensemble de sculptures et installations conçues à partir de plusieurs matières. «J’ai réalisé ces œuvres à base de matières variées telles que le bois, des tissus, des journaux lumineux, des clous, ainsi que la résine et la poudre de marbre», indique dans ce sens l’artiste.

Côté sculptures, l’œuvre à contempler s’intitule «Victoire?». à voir également l’œuvre «La servitude et l’oppression enseignent la ruse», un bas-relief réalisé avec des clous. Côté installations, Radia Biaz Lahlou propose «# Not In My Name» et «Baghdad». Ceci-étant, les initiateurs de cette exposition ont décidé d’y rajouter une expérience, en transgressant le récit initial des «Milles et une nuits» pour le réinventer à la lumière de l’actualité. «Nous avons invité une jeune auteure, Ahlem. B, à imaginer un récit supplémentaire pour sauver de nouveau l’intrépide Shéhérazade», explique Hicham Daoudi.

Il faut noter que la jeune Radia Biaz Lahlou est architecte de formation. «J’ai pratiqué l’architecture pendant 14 ans. En tant qu’architecte, dans mon atelier, je m’amusais avec les matériaux, le verre, la glace, le métal… Je peux dire que c’est grâce à l’architecture que je me suis retrouvée dans l’art», dit-elle.

Après sa première exposition «Immersion» à la Compagnie marocaine des œuvres et objets d’art, Radia Lahlou a participé à la manifestation «Le Maroc contemporain» à l’Institut du monde arabe à Paris puis à l’exposition collective du Musée Bank Al-Maghrib à Rabat sous le thème «Passages, parages, visages, paysages: les nouvelles créations artistiques au Maroc». S’intéressant à la condition sociale de la femme, les nouveaux travaux de Radia invitent le public à lire le dernier récit de Shéhérazade…

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