Exposition à la galerie Venise Cadre de Casablanca

Exposition à la galerie Venise Cadre de Casablanca

La femme orientale et ses problématiques dans le monde arabe, telle est la thématique principale des œuvres de l’artiste contemporaine franco-tunisienne, Meriem Bouderbala présentées jusqu’au 20 janvier à la galerie Venise Cadre à Casablanca. Lors de cette exposition, le public casablancais pourra visionner une vingtaine d’autoportraits retravaillés aux techniques numériques. Ainsi l’œuvre de Meriem Bouderbala trouve son équilibre entre images figées et performances. Elle se distingue par son audace créative et des mises en scène qui font naître un dialogue entre le fantasme de la femme orientale et les problématiques actuelles de la condition féminine dans le monde arabe.
Cette artiste, au talent incontestable, utilise son corps en tant que possibilité artistique pour rompre avec certains codes sociaux. «Le corps de la femme me questionne. Le mien dont je mets en scène des mutations dans la photographies et la vidéo, celui de la femme dans le monde islamique, partagée entre sa lecture de la tradition et sa dépendance à la modernité», indique-t-elle. «Parfois j’expose des fragments cutanés marqués de signes, de scarifications et de blessures». La féminité, le chaos et la culture comptent parmi les thèmes préférés de cette artiste passionnée pour «l’art minoritaire ou l’art contemporain». Acteur majeur du développement de l’art contemporain en Tunisie et en Afrique du Nord, le parcours de Meriem Bouderbala a débuté à l’Académie des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence puis à l’École d’art de Chelsea à Londres. Ses œuvres ont été distinguées aussi bien en France qu’en Tunisie mais aussi à Washington, à l’occasion d’une exposition collective au Museum of Women, tout comme au Musée d’art contemporain à Lisbonne où son travail a reçu un bel accueil.
De même, ses œuvres font aujourd’hui partie de la collection permanente de l’Institut du monde arabe à Paris. D’ailleurs, elle a également raflé de nombreux prix tels que le Prix Paul Ricard en 1997.

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