Exposition d’une Marocaine en France: Le contraste en couleurs s’allie par le pinceau de Naïma El Melkaoui

A partir de cette exposition, intitulée «Acryliques sur toile, une vision onirique du monde» et comprenant des tableaux, sculptures et dessins sur toile, l’artiste a, selon ses propos, tenté d’approcher les reflets de la couleur sur le sens véhiculé par l’humain qui diffère en fonction des angles.

Dans son exposition qui se tient jusqu’au 29 juin à Millau en France, l’artiste-peintre marocaine, Naïma El Melkaoui, aborde du contraste non seulement en couleurs mais aussi en sculpture.

En ce qui concerne les couleurs, l’artiste livre sa vision artistique sous l’angle du contraste en tant que constantes évidentes dans la nature et éléments de l’existence. Dans ce sens, Naïma El Melkaoui a créé un mélange de couleurs pour procurer une multitude harmonieuse à ce contraste. Celui-ci est, selon l’artiste-peintre, «un élément primordial à l’instar de la couleur principale en peinture. D’autant plus que cette antinomie ne signifie nullement un paradoxe dans le sens négatif». Aussi, ce paradoxe ne peut pas à ses yeux, entrer en conflit avec les éléments d’un espace fort imprégné de l’ombre et la lumière à la fois. Ainsi, la quantité croissante de l’un camoufle l’autre selon le cycle naturel alliant les deux.

Aussi, le contraste est, selon elle, une équivalence et non un conflit. A ce propos, elle conduit l’exemple de la nature comme étant plus logique en créant la différence. Le tout en gardant de fortes attaches aux couleurs. «C’est la couleur, en tant qu’identité naturelle et élément existentialiste, abstraction faite de tout ce qui est ethnique ou racial ou encore religieux, qui me préoccupe», ajoute-t-elle en précisant s’exercer à la couleur comme matière qui dépasse à ses yeux le conflit occasionné actuellement. Celui-ci insinue une méconnaissance de la structure existentialiste. Cela a, ainsi, amené à emprunter les méandres de l’exemple unique dont le contraire est considéré avéré et censé être éliminé.
A partir de cette exposition, intitulée « Acryliques sur toile, une vision onirique du monde » et comprenant des tableaux, sculptures et dessins sur toile, l’artiste a, selon ses propos, tenté d’approcher les reflets de la couleur sur le sens véhiculé par l’humain qui diffère en fonction des angles.

«Ce reflet ne touche pas uniquement l’objet de mes œuvres mais aussi leur forme et cadre. Dans ce sens, j’ai essayé de ne pas me plier au style habituel et aux formes classiques de l’œuvre artistique», détaille-t-elle en estimant que l’univers est souple, voire susceptible de se conformer à toutes les formes qu’elles soient étendues, pliées ou carrées entre autres. C’est pourquoi l’individu est censé s’affranchir de l’immuabilité et du conservatisme afin de devenir un être transformé, acteur et interactif. De quoi triompher pour l’antithèse en tant que loi impérative pour procurer une mouvance à l’existence.

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