Exposition: Hassan Bourkia peint Nietzsche à la lumière de ses textes

Exposition: Hassan Bourkia peint Nietzsche à la lumière de ses textes

Un voyage entre peinture et lecture dans les textes de Nietzsche. C’est ainsi que Hassan Bourkia fera découvrir davantage la pensée de ce philosophe aux visiteurs de son exposition qui se tiendra du 13 février au 4 mars à Matisse Art Gallery de Casablanca.

Pour exhiber ses toiles qui se chiffrent à une vingtaine, l’artiste-peintre, connu pour le mélange des quatre éléments de la nature, à savoir la terre, l’air, l’eau et le feu, a choisi de rendre hommage cette fois-ci à Nietzsche en optant pour le thème : couleurs des mots.

«J’ai travaillé sur des fragments et textes de ce philosophe à travers une mémoire de lectures», indique-t-il à ALM. Selon l’artiste-peintre, Nietzsche a écrit beaucoup de textes sur l’art. «J’ai essayé de trouver un chemin entre la peinture et la lecture des œuvres de ce philosophe dont j’ai traduit cinq livres», enchaîne Hassan Bourkia en expliquant qu’il a essayé de fusionner, sur ses toiles, les textes de ce philosophe, qu’il considère l’un des penseurs qui représentent son arbre généalogique culturel, en faisant allusion à sa pensée.

Parmi les œuvres qu’il a traduites : «Le gai savoir», «Par-delà le bien et le mal», «Crépuscule des idoles», «Le livre du philosophe» depuis 1982, chez Afrique Orient Editeur, seul ou en collaboration avec son ami Mohamed Ennaji, afin de couvrir une lacune importante dans la langue et la pensée arabes. En plus de Nietzsche, Bourkia est également traducteur d’autres philosophes et écrivains avec lesquels il partage une affinité, notamment Walter Benjamin, Dufour El Maleh ou encore Edmond Amran El Maleh, ami intime.

Pour rappel, c’est pour la deuxième fois que Hassan Bourkia expose chez Matisse Art Gallery après celle de Marrakech «L’Histoire se-melle», en novembre 2011, consacrée à la terre.
L’artiste-peintre, né en 1956 à El Ksiba, près de Beni Mellal, est également écrivain, enseignant et traducteur. Interrogé sur ces multiples casquettes, il conclut: «On ne choisit pas son destin. C’est le destin qui rêve de nous !».

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *